Dottignies: ils réagissent à la prolifération de centaines de rats au domicile de leurs voisins

Quand il y a six ans, Vanessa et Hans sont partis s’installer à la campagne, à la rue de la Rouge-Croix à Dottignies, ils étaient conscients que leur choix impliquait certaines concessions, comme la présence  de certains animaux, ils étaient cependant loin d’imaginer qu’ils allaient devoir cohabiter avec des rats.

Une maison où les rats pullulent

L’origine de cette colonie vient de la maison mitoyenne où les voisins de notre couple auraient adopté une mode de vie vraiment très rustique. Selon d’autres voisins de la rue, des animaux comme les canards vivent au cœur de leur logis.

"Si mon voisin laisse les choses un peu à l’abandon, qu’il vit dans des conditions un peu précaires moi je n’ai pas de problème avec cela, tempère Hans, c’est son choix, là où je ne suis plus d’accord c’est quand les conséquences de ce choix déborde sur le voisinage".

Hans possède des poules, il affirme avoir déjà vu des rats passer près de ses poules, s’il ne considère pas la chose dramatique, il avoue avoir déjà ramassé une ou deux poules qui semblaient avoir été attaquées par ces rats, ce qui révèlerait que ces rongeurs peuvent être agressifs.

Des rats dans les faux-plafonds

Autre désagrément, plus interpellant encore, Vanessa et Hans signalent qu’ils entendent les jeunes rats du voisin de balader dans leur faux plafond. "On entend le bruit quand ils circulent, quand ils rongent la boiserie ou qu’ils s’attaquent à la laine de verre, pendant la nuit, c’est perturbant, surtout pour mes enfants et ma compagne, indique Hans, tellement perturbant que cela provoque des nuits blanches".

Le couple n’est pas resté sans réaction. "J’ai envoyé un mail au bourgmestre, même chose à la police locale avec photos à l’appui, j’ai envoyé une lettre au juge de paix, le service de l’environnement est venu constater les faits. Pour l’instant on patiente, poursuit Hans, on nous a expliqué que tout serait mis en œuvre pour reloger ces gens qui ne vivent pas dans des conditions optimales, leur santé a l’air de se dégrader. Et si leur santé se dégrade, la nôtre pourrait également en pâtir ".

"Vu les circonstances, les gens ne veulent plus rentrer chez nous, enchaîne Vanessa, je peux le comprendre, ce n’est pas évident l’odeur, les excréments, ce n'est pas très engageant . Mais ce n’est pas tout, il y a les questions de santé également, ainsi le dératiseur nous a dit de ne rien laisser traîner dans la maison, les conséquences pouvant être dramatiques: au cas où une goutte d’urine tombe dans un verre, on peut attraper la maladie du rat (la leptospirose ndlr.).

À Mouscron, dératiser ne coûte pas cher

De son côté Alfred Gadenne (cdH), le bourgmestre regrette de n’avoir pas été mis au courant de la situation plus tôt. "Les voisins auraient dû venir me voir plus tôt, les rats ils n’arrivent pas en nombre comme ça tout d’un coup. Si les gens n’appellent pas tout de suite c'est généralement parce qu' ils craignent le coût de l'intervention, or ce coût est ridicule, une dératisation sera facturée 5 euros. Dès que les voisins m’ont prévenu, j’ai envoyé un spécialiste sur place parce que  les produits à utiliser sont très dangereux et il est intervenu au domicile des trois personnes concernées par la présence de rats chez eux".

Alfred Gadenne précise encore que quand le dératiseur s’est présenté dans la maison d’où est parti le problème, le dératiseur s’est retrouvé non pas face à une dizaine de rongeurs mais des centaines de rats qui courraient sans crainte à tous les étages. "C’est clair qu’en plus des rats, il doit y avoir un problème d’hygiène dans cette maison, mais pour nous la situation n’est pas simple pour intervenir vu que les gens qui y habitent sont propriétaires, il faut amorcer le dialogue avec eux pour voir comment on peut améliorer les choses".

Pendant ce temps une chose est sûre, le Noël de Vanessa et Hans ne se passera pas chez eux. Pour les raisons que l’on devine, le couple, ses enfants et la famille rejoindront un autre endroit pour passer les fêtes dans un environnement plus favorable.

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Vanessa et Hans n'ont qu'à jeter un coup d'œil sur le jardin de leur voisin pour constater la prolifération de rats © Laurent Dupuis
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