Des règles plus strictes pour les institutions qui accueillent des handicapés en Wallonie

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Illustration - © Flickr - Mario Flores

Il y a plus d'un an, le quotidien français Libération mettait le feu aux poudres. "Le scandale des handicapés" titrait le journal après avoir visité une structure située à Celles en province de Hainaut. Photos à l'appui, Libération dénonçait le manque de soins, l'isolement des patients et l'insalubrité du bâtiment.

Le business des handicapés français

Des conditions de vie épouvantables. Dans le même article, le journal dénonçait aussi la marchandisation des handicapés français. Faute de place chez eux, ils sont plus de six mille aujourd'hui à fréquenter un lieu d'accueil pour handicapés en Belgique. Pour chaque patient, l'institution reçoit 185 euros par jour de l’État français. Or certaines structures proposent des conditions d'hébergement indignes pour la dignité humaine "Ce type d'abus est marginal" explique Simon Bode, le directeur des contrôles à l'AWIPH, l'Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée. "Mais c'est pour cela que nous effectuons des contrôles. A la fois dans les 700 institutions subventionnées en Région Wallonne. Mais également dans les 130 établissements privés agréés, qui accueillent eux une majorité de Français".

Limiter à 40 le nombre d'handicapés par établissement

Pour éviter les abus, une réunion est prévue jeudi 7 octobre en présence des acteurs de terrain et du ministre wallon de l'Action sociale, le cdH Maxime Prévot. L'objectif, c'est d'édicter un certain nombre de règles plus strictes. Mesure principale : limiter à 40 le nombre d'handicapés par institution. "Personne n'a envie de se retrouver dans une structure où l'on se retrouve en rang d'oignons" explique l'AWIPH". "Personne n'a envie d'être noyé dans un groupe où l'on ne se soucie pas de nos préoccupations".

Plus de formations pour les acteurs de terrain

Actuellement, il faut 0,6 accompagnant par handicapé pour respecter la loi. Mais le personnel manque parfois de formation. Il faut pouvoir l'épauler tout au long de sa carrière. "Le public accueilli n'est pas toujours facile à gérer. Avec le raccourcissement des séjours en hôpital psychiatrique, le personnel a parfois affaire à des gens qui sont en crise. Et qu'il faut pouvoir maîtriser sans tomber dans une contention exagérée. Dans ce type de cas, des formations pour le personnel soignant et le personnel éducatif sont les bienvenues" ajoute l'AWIPH.

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