Des petites bulles de retour sur les terrains de hockey

Laurent aurait voulu des bulles un peu plus élargies
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Laurent aurait voulu des bulles un peu plus élargies - © C Legrand

Les adultes aussi peuvent recommencer les entraînements, sous certaines conditions. Il faut respecter des bulles de quatre personnes, réserver son créneau horaire sur le terrain. C’est compliqué mais c’est aussi un soulagement pour des joueurs en mal de sensations et de lien social.

Ils ont rendez-vous à 13h30, au bord du terrain. Alexis, Lucas et les deux Laurent sont tous membres de l’Ascalon, un club de hockey montois. Heureux de se retrouver, en chair et en os, ils sortent de leur voiture en tenue de hockey. Pas de passage au vestiaire. Tout se déroulera en extérieur. "D’habitude on s’entraîne le lundi soir. Samedi, ça ne m’arrange pas trop, théoriquement, avec les obligations familiales, tout ça…", explique Laurent. "Mais ces temps-ci, on n’a quand même rien grand-chose de prévu !", poursuit Alexis. Il s’étonne qu’il n’y ait pas eu plus d’inscrits. "Moi en tout cas j’ai foncé ! J’attendais ça depuis longtemps", précise Laurent. "Certains n’ont peut-être pas su s’organiser au pied levé, mais nous serons plus nombreux la prochaine fois ! Ici il n’y avait que deux plages horaires pour samedi et deux pour le dimanche".

Les mesures sont-elles trop strictes ? Cette bulle de 4 ne fait pas l’unanimité au sein de notre petit groupe de hockeyeurs. "On joue en extérieur. Vu que le hockey se joue avec un stick, on sait facilement se tenir à distance. Pourquoi ne pas avoir élargi un peu à un demi-terrain ou un quart de terrain, accessible à un peu plus de personnes que 4 ?" "A 4 on ne saura pas faire énormément de choses, mais déjà on pourra courir, chercher la balle, travailler ses passes. Ça fera du bien. Et personnellement je trouve ça un peu logique de commencer doucement".
 

Pour la dynamique de groupe, la reprise fait du bien. "Même si on se téléphone, on prend des nouvelles… Ça ne remplace pas les rencontres en face-à-face !" Pour évacuer le stress aussi. "Changer ses idées. Sortir du métro-boulot-dodo. D’autant plus que ces derniers temps, avec les conditions climatiques, on n’a pas fort envie d’aller prendre l’air", poursuit Laurent. Certains pourraient-ils être tentés de raccrocher le stick, après une si longue pause ? "Je ne crois pas que cela va entamer la motivation de certains joueurs. Ici on n’est que 4, mais je suis persuadé que dans les prochaines semaines cela va s’agrandir".

 

Alexis semble particulièrement ému de retourner sur le terrain. La reprise a pour lui un parfum de victoire. "J’ai été malade du covid. Très malade. J’ai passé plusieurs semaines en soins intensifs, et deux semaines dans le coma. Je suis sorti le 30 décembre de l’hôpital. Cela prouve que personne n’est à l’abri : je suis quelqu’un de sportif, et j’ai été très touché par la maladie. Mais il faut y croire, je m’en suis sorti. Aujourd’hui, je n’ai retrouvé que 60% de mes capacités pulmonaires, je le sens, c’est compliqué, cet entraînement. Mais c’est une victoire, oui". Alexis compte profiter de chaque occasion pour s’entraîner à nouveau, et retrouver ses capacités d’ici la reprise des matchs. "A mon avis, ce sera pour septembre !", parie Laurent.

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