Des maquettes exceptionnelles de Tournai, Ath, Charleroi et Namur à découvrir au Palais des Beaux-Arts de Lille

Les maquettes exposées font entre 16 et 50 mètres carrés.
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Les maquettes exposées font entre 16 et 50 mètres carrés. - © RTBF

Ce sont des maquettes vieilles de plusieurs siècles que la Palais des Beaux-Arts de Lille expose à partir de ce samedi 16 mars. Des plans-reliefs de 14 villes de Belgique, du Nord de la France et des Pays-Bas réalisés à des fins militaires entre le 17e et le 19e siècle.

Parmi ces villes en modèle réduit, quatre wallonnes. Les plans-reliefs de Tournai, Ath, Charleroi et Namur sont bien mis en valeur dans la collection. Tous ont fait l’objet d’une restauration minutieuse ces derniers mois. "Ca représente au total 400 mètres carrés de plans à restaurer, explique Bruno Girveau, le directeur du Palais des Beaux-Arts de Lille. Une quinzaine de restauratrices ont passé 10 mois pour dépoussiérer ces plans-reliefs. Ça n’a pas été simple car les maquettes sont très composites : il y a de la soie, du papier, du bois. C’était un travail délicat réalisé au petit plumeau et au mini aspirateurs."

"Une vraie prouesse pour l'époque"

Le résultat est surprenant. On découvre nos villes figées dans le temps. Tournai, Ath et Charleroi au 17e siècle, Namur au 18e. On observe ainsi une ville de Charleroi fortifiée et d’une taille plutôt modeste, très loin de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Et une ville de Namur sur un plan-relief de 50 mètres carré, le plus imposant de la collection.

"A l’époque, réaliser une telle maquette était une vraie prouesse, explique Florence Raymond, chargée de la collection des plans-reliefs. Nous sommes quand même 120 ans avant les débuts de la montgolfière. Et pourtant ces visions aériennes du monde sont reproduites, exactes et précises."

Matérialiser une conquête militaire de la France

Si les maquettistes se sont donnés autant de mal, c’est pour avoir une vue d’ensemble des villes conquises par la France. "C’est un objet qui va servir à renforcer la ville, ses défenses et ses fortifications, reprend Florence Raymond. Et puis c’est sans doute aussi un objet de prestige. Il y a une volonté de matérialiser une conquête militaire par un objet imposant. Le plus petit des plans-reliefs exposés ici à Lille, c’est Charleroi et il fait quand même déjà 16 mètres carré. Donc ce sont des objets qui en imposent. Au total, il y en a eu plus de 200. Imaginez ce que ça pouvait représenter quand ils étaient tous alignés dans la grande galerie du Louvre…"

Ces plans-reliefs exposés au Palais des Beaux-Arts de Lille font partie d’une collection nationale dont l’essentiel est toujours conservé à Paris. Ils sont à découvrir à partir de ce samedi 16 mars.

Notre sujet JT du 13/11/18 au moment de la restauration des maquettes :

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