Dès le 12 novembre, certains cars privés doubleront les services des TEC wallons

Une initiative flamande va être copiée par la Wallonie : la société de transports en commun De Lijn fait désormais suivre ses bus par des autocars privés qui suivent exactement le même trajet et font les mêmes arrêts. Un " dédoublage " qui a pour but de désengorger les bus aux heures de pointe sur les lignes principales. Et éviter ainsi que les navetteurs soient entassés les uns sur les autres en ces temps de Covid-19. En Flandre, l’expérience est en cours depuis le 1er octobre et, devant les retours positifs, la Région wallonne a lancé un appel d’offres aux sociétés privées d’autocars.

A Mariembourg, une société d’autocars privée a déjà manifesté son intérêt. 90% de son activité est à l’arrêt et il s’agit là d’une occasion unique de se relancer, d’autant que ses cars touristiques respectent les normes Covid. Pour le patron de l’entreprise, Géry Bourdon, "Ils ont des doubles ventilations et la seule chose que l’on ne pourra pas utiliser dans ces véhicules, ce sont les toilettes. Puisque le système Covid nous empêche d’utiliser les toilettes. Nos chauffeurs sont à l’arrêt depuis le 15 mars avec un salaire qui est de 70% de leur salaire normal et toutes les primes sont parties malheureusement puisqu’ils ne roulent pas."


20 cars ainsi que 20 chauffeurs sont disponibles dans cette entreprise qui travaille déjà comme sous-traitant pour les TEC dans le cadre des transports scolaires. Pour Aline Lange, chauffeur, transporter des navetteurs plutôt que des enfants n’est pas un problème et elle se sentira utile : "Franchement, moi je trouve ça bien. Je trouve que c’est une bonne solution alternative au manque d’espace qu’il y a dans les bus TEC. Je trouve que c’est une bonne démarche."

Ce service complémentaire d’autocars privés devrait débuter le 12 novembre et reste la seule option praticable pour une augmentation de l’offre de transport pendant les heures de pointe. L’offre des TEC étant alors déjà pleinement déployée, avec l’ensemble du matériel roulant et des chauffeurs disponibles. Au cabinet du ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo), on précise toutefois qu’il s’agit d’une mesure d’urgence, exceptionnelle et limitée dans le temps. Elle est assortie d’un budget de dix millions d’euros dégagé lors du conclave budgétaire. Le réseau reste et restera exploité par les TEC, avec des moyens publics, y précise-t-on en appelant enfin chacun à réduire ses déplacements non essentiels ou encore à utiliser des modes actifs, tels que la marche ou le vélo, de manière prioritaire en ville.

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