Dédoublement de la N5: Carlo Di Antonio a fait "salle comble" à Loverval

Salle comble pour Carlo Di Antonio à Loverval
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Salle comble pour Carlo Di Antonio à Loverval - © rtbf.be - Nicolas Rondelez

Pour la toute première fois, les habitants des différentes entités au sud de Charleroi ont pu découvrir le projet de tracé du dédoublement de la Nationale 5, un projet qui est dans les cartons depuis plus de trente ans et qui a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Concrètement, on parle du dédoublement d'une route : l’une vers l’ouest et l’autre vers l’est de Charleroi. Un tronçon de 14 kilomètres au total.

Jeudi soir, à Loverval, les habitants étaient d’ailleurs venus en nombre (un millier, environ) pour écouter le ministre wallon de l’Aménagement du Territoire, le cdH Carlo Di Antonio. Deux séances d'information étaient prévues.

On peut dire que le ministre est vraiment descendu dans l'arène, pour expliquer aux riverains en quoi son projet consiste. Et recevoir en retour une longue liste de questions ou de remarques. En voici une : "J’ai envie de pouvoir faire mon jogging ou du vélo et de continuer à respirer de l’air correct. Je paie un cadastre relativement élevé, comme tout le monde. Si j’ai choisi de construire ici, ce n’est pas pour me retrouver avec plein de pollution derrière chez moi ; sinon, j’aurais été directement m’installer en ville, et je n’aurais pas discuté." Une intervention largement applaudie par l'assemblée présente.

Car entre ceux qui craignent de voir leur jardin coupé en deux et ceux qui sont opposés au principe même d’une route, il y avait évidemment peu de chances pour que le ministre reçoive des fleurs hier soir. Mais son but, c'est bien de désengorger l’actuelle N5, notoirement saturée. L'un des tout derniers goulets d'étranglement sur l'autoroute Rotterdam-Marseille.

Actuellement, on en est au tout début d'une longue procédure administrative. Les travaux ne commenceront pas avant trois ans au minimum (selon la version la plus optimiste).

"Chacun défend son point de vue, c’est de bonne guerre, a déclaré Carlo Di Antonio. A nous de faire la part des choses (…) Cela dit, je tenais à ce que tout le monde soit présent. Car si j’avais fait une réunion d’information à Loverval, puis à Ham-sur-Heure, puis à Walcourt… j’aurais dû faire face à chaque fois à des intérêts particuliers. Ici, ils s’annulent en quelque sorte, car il est moins facile de dire ‘faites-la chez le voisin’… vu que le voisin est dans la salle !"

Alors, on ne sait pas si tous les voisins étaient là...mais ils étaient nombreux à être préoccupés par le tracé de ces routes. Un tracé qui pourtant n'est pas encore défini de manière précise mais qui fera encore parler de lui pendant de nombreuses années à Charleroi.

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