De plus en plus difficile de trouver un prof de néerlandais pour le secondaire

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Illustration - © Belga - Lieven Van Assche

Dans le secondaire, la pénurie d'enseignants de néerlandais fait rage. Et, pour les chefs d'établissements, recruter un candidat avec le titre requis est rarissime. Quant à remplacer un enseignant malade, cela relève de l’utopie.

La faute incombe au manque de candidats alors que la demande, elle, reste forte. Le phénomène n'est pas neuf mais il s'est renforcé récemment.

Et la réforme de l'enseignement risque bien d'aggraver cette pénurie à la rentrée prochaine.

Rien qu'à Charleroi, tous réseaux d’enseignement confondus, au moins huit écoles cherchent des profs de néerlandais.

Un "ouf" de soulagement

Au Collège du Sacré-Coeur de Charleroi, on pousse un "ouf" de soulagement car on vient enfin de trouver une personne pour assurer les cours. Et ce grâce à un appel aux parents d'élèves et aux anciens de l’établissement.

Eric Van Den Bosche est directeur de l'établissement: "Je ne pense que ça va régler le problème. Notamment celui des remplacements. Les directions cherchent évidemment à remplir les postes en début d’année et, lorsque les postes sont pleins et qu’il n’y a déjà plus personne sur le marché de l’emploi, il ne faut pas s’attendre, dans les mois qui suivent, à ce qu’il y ait foison de professeurs disponibles."

A la rentrée prochaine, il est prévu que le nombre d’heures de cours de langues augmente dans l’enseignement professionnel. Avec, en conséquence, un besoin supplémentaire d’enseignants et, si la pénurie se creuse, des conséquences sur la qualité des cours.

C’est à se demander si la raison du niveau médiocre en néerlandais des élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles n’est pas aussi due au fait que personne ne veut enseigner la langue.

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