De l'eau "bruxelloise" pour éviter une pénurie dans le Borinage et en Wallonie picarde

Les installations de la SWDE situées à Gaurain, près de Tournai.
Les installations de la SWDE situées à Gaurain, près de Tournai. - © RTBF

Si vous habitez la Wallonie picarde ou une partie du Borinage, l'eau de votre robinet fera peut-être bientôt plus de kilomètres. Une nouvelle conduite d'eau de 70 kilomètres va être construite entre la région montoise et le Tournaisis. Des travaux pour amener l'eau de la société bruxelloise Vivaqua, captée à Ghlin, dans le réseau de la société wallonne des eaux (SWDE).

L'objectif de ces travaux de grande ampleur, c’est d’assurer l'alimentation en eau de la Wallonie picarde et d'une partie du Borinage (une zone d’une quinzaine de communes qui va de Boussu et Quaregnon à Celles et Mont-de-l'Enclus en passant par Tournai). Il n'y a pas de pénurie d'eau dans ces communes à ce stade, mais la SWDE veut sécuriser la région. Parce que les prises d'eau actuelles sont exploitées au maximum.

A l’issue des travaux dont la fin est attendue pour 2026, les captages de Vivaqua à Ghlin permettront de garantir un approvisionnement continu en eau, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Une incidence sur le prix de l'eau ?

La construction de la nouvelle conduite est un gros chantier. Mais cela ne fera pas augmenter le prix de l'eau, rassure la SWDE. Au contraire, l’opérateur wallon table sur une baisse les coûts de production. L’eau venue de Ghlin permettra à la SWDE de réduire sa dépendance à des captages d'eau de moins bonne qualité dont le traitement coûte très cher. A terme, la SWDE aura par exemple moins recours à l'eau du puits de Boussu polluée par les terrils.

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