Cyclotourisme : "On a beaucoup de chance en Belgique"

Bougez, faites du sport ! C’est le message du gouvernement en Belgique en cette période de confinement. Pour les cyclistes et cyclotouristes, pas de limite de kilométrage donc. A condition de respecter quelques conditions élémentaires : rouler seul ou à deux sans s'arrêter, en respectant les distances de sécurité (5 mètres recommandés entre les cyclistes), avec un départ et une arrivée au domicile.

Une souplesse accueillie favorablement chez ceux qui ont l’habitude de pédaler. "Il faut se rendre compte qu’on a beaucoup de chance en Belgique, salue Jean-Louis Verscheure, secrétaire fédéral de la FFBC, la fédération francophone belge de cyclotourisme et de VTT. Surtout quand on compare avec la France, où il n’est possible de pratiquer une activité sportive que dans un rayon d’un kilomètre autour du domicile, ce qui rend la pratique du vélo impossible."

Nous espérons qu’il n’y aura pas de restrictions supplémentaires dans les semaines à venir

Un scénario à la française est-il possible aussi chez nous ? Jean-Louis Verscheure ne le souhaite évidemment pas. "Je ne pense pas que nous en arriverons là. Parce que le corps médical recommande de maintenir l’exercice, et le vélo est précisément une activité que l’on peut pratiquer seul. Donc nous espérons qu’il n’y aura pas de restrictions supplémentaires dans les semaines à venir."

"Ne pas prendre de risques inutiles"

La Fédération de cyclotourisme appelle donc ses membres à être exemplaires et à respecter les consignes. "Au début, nous avons reçu beaucoup de questions des affiliés, reprend Jean-Louis Verscheure. Mais maintenant, le message semble bien passé. On ne voit plus de groupes sur la route. Nous demandons à ceux qui roulent en solo de ne pas prendre de risques inutiles. Les hôpitaux ont déjà suffisamment de travail comme ça."

Reste qu’il a fallu annuler pas mal de randonnées de masse en ce début d’année. L’année 2020 risque donc d’être une année blanche pour le "vélo loisir". "Les clubs sont habitués à composer avec des éléments extérieurs qui viennent perturber leurs organisations. Je pense à la météo par exemple. Mais il est vrai que traditionnellement le début de saison crée l’engouement pour la suite autour de nos organisations. Ici c’est mal parti. On risque d’avoir une faible participation lorsque les randonnées seront à nouveau organisées", conclut le secrétaire fédéral de la FFBC.