Courcelles : la bourgmestre a ordonné la fermeture du broyeur Keyser

La bourgmestre de Courcelles, Caroline Taquin (MR) a pris, ce mardi 11 mai, une ordonnance de fermeture de l’entreprise de broyage de métaux Keyser qui est située sur le territoire de sa commune. Une décision qui était attendue car cela fait longtemps déjà que cette entreprise était dans le collimateur des autorités communales.

Fin avril, deux éléments ont accéléré les choses. Il y a d’abord eu l’explosion d’une bonbonne de gaz oubliée dans un véhicule passé au broyeur. Une explosion dont l’onde de choc a causé l’instabilité et provoqué la fermeture d’une école toute proche. Ensuite, il y a eu l’émission " Investigation " de la RTBF qui a mis en cause l’entreprise pour les émissions polluantes dont est victime la population proche.

Jusqu’ici, la bourgmestre estimait ne pas avoir les arguments juridiques pour prendre une ordonnance de fermeture du broyeur Keyser. Mais, à présent, elle se dit appuyée par les pouvoirs régionaux dans sa décision : " Pour Courcelles je suis satisfaite aujourd’hui d’avoir pu, enfin, avoir les appuis nécessaires pour pouvoir prendre une responsabilité en tant que bourgmestre parce que, quand une entreprise s’installe, elle doit respecter les règles, elle doit respecter le permis, et ce n’était pas le cas en tout cas pour Keyser. Donc, si on a pu aboutir, c’est parce que toutes les forces concernées en tout cas par la problématique de cette entreprise et d’autres, se sont mises autour de la table, ont été conscientisées et se sont alliées pour y arriver. Ce que je souhaite, c’est que, si activité il doit y avoir, que cela se fasse dans le respect des règles, dans le respect de la population et, surtout, en atteignant le risque zéro en termes de pollution ou d’accident."


La fermeture n’est donc pas définitive mais les conditions de la réouverture sont nombreuses et très strictes. Et elles concernent tant les risques d’accidents que les émissions polluantes. Concernant, ce dernier point, la ministre wallonne de l’environnement, Caroline Tellier, a également annoncé la mise en place d’un " bio monitoring ", une évaluation permanente des risques visant les riverains de l’entreprise.

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