Cour d'appel: un an de prison supplémentaire pour une double tentative de meurtre à Binche

Le carrefour binchois où les faits se sont déroulés le 26 septembre 2014
Le carrefour binchois où les faits se sont déroulés le 26 septembre 2014 - © Google Street View

Une peine de huit ans de prison a été prononcée, ce vendredi, par la cour d'appel du Hainaut contre B.D (41 ans), coupable d'une double tentative de meurtre lors d'une fusillade qui a éclaté le 26 septembre 2014, à 9h32, au carrefour formé par l'avenue Wanderpepen et la rue de Merbes à Binche. La cour augmente donc d'un an la peine prononcée en première instance.

Le 26 septembre 2014, à 9h32, une fusillade a éclaté au carrefour formé par l'avenue Wanderpepen et la rue de Merbes à Binche. Un jeune homme avait été blessé par balle. La scène, qui s'est déroulée devant des témoins, a été très rapide.

B.D se disputait, depuis plusieurs mois, avec l'ex-compagnon de sa femme. Le 15 mai 2014, vers 22h30, il a passé à tabac son rival. Le 4 septembre, la victime obtenait en justice la garde exclusive de son fils, qu'il avait eu avec la femme de B.D. Selon la partie civile, B.D a proféré des menaces à la victime au sein même du palais de justice.

Le 26 septembre, en matinée, B.D. s'est rendu à la police pour récupérer une voiture saisie par la justice. Quelques minutes plus tard, il s'est stationné à côté du véhicule de son rival à hauteur du carrefour. B.D. est sorti de son auto, avec une arme à feu en main. Son rival tenait une barre de fer en main, laquelle lui a permis de dévier la trajectoire d'une première balle qui s'est logée dans la carrosserie.

Un jeune homme, qui accompagnait le rival de B.D., est sorti de la voiture et s'est saisi d'un marteau avec lequel il a frappé B.D à l'arrière du crâne. Alors qu'il prenait la fuite, le jeune homme a été touché par deux balles tirées par B.D., lequel est remonté dans sa voiture pour prendre la fuite.

Dans son jugement, le tribunal n'avait retenu qu'une seule tentative de meurtre, pour les tirs qui ont blessé l'homme qui a frappé B.D avec un marteau. Le tribunal avait requalifié l'autre tentative de meurtre en menaces par gestes ou emblèmes.

Pour la cour d'appel, il s'agit bien d'une tentative de meurtre mais non d'une tentative d'assassinat comme l'avait requis le ministère public. La cour n'a pas retenu non plus la légitime défense et l'excuse de provocation plaidées par la défense.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK