Comines-Warneton: les opposants de Clarebout à Frameries ont rencontré ceux de Warneton

Comines-Warneton: les opposants de Clarebout à Frameries ont rencontré ceux de Warneton
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Comines-Warneton: les opposants de Clarebout à Frameries ont rencontré ceux de Warneton - © Tous droits réservés

"Bonjour, bonjour ! Comment ça va ? Enfin !", s'exclame Jean-François Adam, un opposant au projet d'installation d'une usine Clarebout à Frameries. Après 2 mois de conversations sur les réseaux sociaux, les habitants de Frameries rencontrent enfin ceux de Warneton et de Delémont (village français situé en face de Warneton). "On est vraiment ici pour se rencontrer, se connaître physiquement et voir le côté obscur de Clarebout, ce que le politique n'a pas su voir finalement", ajoute Jean-François Adam.   

Selon ce comité de riverains de Warneton-Delémont, ce que les  politiques de Frameries n’ont pas vu, pas senti, pas entendu, ce sont les bruits d’usine, les odeurs de graisses et les rejets de l’industrie observés le long du Ravel. "On voit des espèces d'effluents qui sortent du talus. Plus loin on avait la station d'épuration et ce sont des rejets qui proviennent d'une gestion aléatoire de la station d'épuration", insiste Phillippe Mouton (Écolo), Échevin de l’environnement de Comines-Warneton. 

La Lys (une rivière du Nord de la France et de Belgique) longe l'usine de Clarebout, l'eau qui sort de la station d'épuration est versé dans la rivière. "Vous voyez les tuyaux ici, on peut observer le rejet d'eau et selon le rythme de la production il y a un gros débit ou pas. Parfois, c'est très très très sale et on peut ramasser des matières très grasses à la main", explique Elisabeth Dumoulin, présidente de l’association de défense de l’environnement de Delémont.

À Warneton comme à Frameries, Clarebout souhaite s’étendre. Ici, l'entreprise familiale veut construire un deuxième frigo juste à côté du premier (grand bloc gris en tuile). Didier Beckart, vice-président de l’association de défense de l’environnement de Delémont, veut éviter cette extension qui pourrait impacter l'environnement car "on se situe dans une zone très intéressante au niveau de la flore et de la faune donc sur le plan esthétique on va avoir un énorme deuxième congélateur qu'on va voir à des kilomètres à la ronde. Sur cette zone, il y a également des prairies inondables qui servent de réservoir tampon"

Clarebout se défend

Grâce à cette visite, les habitants de Frameries pensent disposer de meilleurs arguments pour se défendre face au projet de Clarebout. "Le modèle environnemental actuel ne peut plus permettre la création d'une entreprise pareille. On va augmenter le charroi, la pollution... On va tout augmenter. Il faut vraiment interdire la création de ce type d'entreprise à Frameries, mais aussi partout en Belgique", conclut Jean-François Adam, un opposant au projet d'installation d'une usine Clarebout à Frameries. Le comité de Frameries rendra compte de sa visite à Warneton lundi lors du conseil communal.

Face aux critiques des opposants, Jan Potée, le porte-parole de Clarebout tempère car "pour ce qui est de l'odeur et du bruit, il y a actuellement des technologies qui nous permettent de construire sans odeur et quasiment sans bruit. L'entreprise de Warneton a été construite il y a 10 ans. À cette époque, on ne disposait pas de toutes ces technologies"

En ce qui concerne les rejets le long du Ravel et dans la Lys, "on a construit un bac de rétention ici et si jamais il y a une calamité ou si l'un des bacs débordent, on le retient dans la station. Il y a une grande pompe qui se met en route et on pompe à nouveau l'eau dans la station. Grâce à ce bac de rétention, l'eau ne peut vraiment jamais sortir de l'usine", détaille Peter Cauwelier, responsable de la station d'épuration de l'usine Clarebout à Warneton. 

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