Citta Verde: les audiences ont commencé devant la justice carolo

Citta Verde, un projet de centre commercial à Farciennes qui n'a jamais vu le jour...
Citta Verde, un projet de centre commercial à Farciennes qui n'a jamais vu le jour... - © Tous droits réservés

Première audience d’un procès politico-financier ce lundi, au tribunal correctionnel de Charleroi. Dans le dossier de la Citta Verde, ce projet de centre commercial à Farciennes. Un projet qui n’a jusqu'ici jamais vu le jour.


Mais voilà : faux, usages de faux, trafic d’influence et corruption, la justice s’intéresse aux moyens financiers mis en œuvre pour faire aboutir les demandes de permis, en autres. Tous les prévenus -présents hier- ont contesté les accusations auxquelles ils font face.

A la barre hier aussi bien un ancien bourgmestre, celui de Farciennes (soupçonné d'avoir reçu 5000 euros de "sponsoring" pour son bal du bourgmestre), que Gianni Moro, investisseur italien du groupe Moro, qui portait le projet à l’époque via une société: la SA Citadelle. C’était il y a dix ans.

On retrouve aussi Christophe Wambersie, ancien président de l’Union des classes moyennes pour le Hainaut. Il est soupçonné d’avoir perçu plus d’un million d’euros pour un des services de l’UCM – le SIAC… et d’avoir été juge et partie dans l’aboutissement du permis pour le centre commercial. Hier il s’est défendu:

" L’UCM ne fait pas partie du processus d’obtention du permis. Alors, oui, je faisais partie d’un organe d’avis concernant le projet du centre commercial. Mais cela se faisait et se fait encore partout, toutes provinces confondues. Les 400.000 euros versé au SIAC (Service d'Information et d'Aide aux Classes moyennes et PME) sont le résultat d’une convention compensatoire : Un centre commercial voit le jour et va nécessairement nuire aux autres commerçants. Mon rôle c’est de défendre le commerce de la région de Charleroi grâce à ces compensations, de les transformer en ateliers, en formations. "

Jean-Marie Coyette, ancien vice-président de l’UCM Hainaut également parmi les prévenus n’était pas présent hier, pour " raison de santé ".

Notons quand même que Robert Marlier, à l’époque administrateur délégué en Belgique de la SA Citadelle, à transigé. Une transaction pénale de 12.500 euros qui éteint automatiquement les poursuites.

Gianno Moro va probablement négocier une sortie de procès similaire.

6 audiences sont prévues en tout, étalées sur trois semaines.

 

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