Comment ça marche? Quels risques? Tout savoir sur les nouveaux tasers qui équipent la police à Châtelet

A première vue, le taser a l’aspect d’un pistolet, mais ses munitions à lui sont électriques. Déjà utilisé dans plus d’une centaine de pays, le taser arrive en Belgique. Et la zone de police d'Aiseau-Presles/Châtelet le teste pour un an. D’ici quelques semaines, à l’issue d’une formation de 48h, l’arme accompagnera en patrouille les hommes du service d’assistance spécialisé, le corps d’élite de la police de Châtelet.

Comment ça marche ?

Une fois la cible verrouillée, l’arme envoie, via deux électrodes, une décharge électrique, objectif neutraliser l’assaillant.

"C’est un taser de deux cartouches, avec un système de visée mécanique et un système de visée laser. Ca va travailler sur le système nerveux central… Ça va empêcher le cerveau de renvoyer les informations vers les muscles, ce qui fait que la personne a les muscles qui se contractent et ça nous permet de la maîtriser", nous explique l'inspecteur principal du Service d’assistance spécialisé de la police de Châtelet.

Quand l'utiliser ?

A 1400 euros pièce, le taser est présenté comme une alternative efficace aux armes à feu. En particulier, dans des situations d’extrêmes tensions. "Dans des différends familliaux violents, où vous intervenez en pleine crise dans des milieux très exigus, il faut protéger parfois la personne contre elle-même, les tiers et aussi parfois les policiers", nous explique Eric Paulus , chef de zone de la police de Châtelet.

Quels risques ?

Efficace quand il s'agit de protéger les forces de l'ordre, le taser peut en revanche représenter un réel danger pour les personnes visées.  Rien qu’aux Etats-Unis, en l’espace de 34 ans, on dénombre 153 décès, souvent par crise cardiaque, provoqués directement par l’usage du taser.  Une réalité qu'on cherche ici à minimiser. "Ce n'est pas vraiment l'utilisation du taser en lui-même qui pose problème, c'est que la personne à un certain moment, si on doit utiliser le pistolet à impulsions électriques, risque de tomber au sol et de se blesser", poursuit Eric Paulus.

Comme à Châtelet, 14 zones de police vont tester pendant un an le taser à l’épreuve du terrain.  Charge ensuite au ministre de l’intérieur d’en tirer les conclusions qui s'imposent.

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