Charleroi : un manager de crise désigné à l'ISPPC

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Le gouvernement wallon a décidé d'envoyer un manager de crise à l'ISPPC, l'intercommunale de santé Publique du pays de Charleroi. C'est le ministre wallon des pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, qui l'a annoncé cet après-midi au Parlement Wallon. Ce manager de crise réalisera un audit au sujet des règles de gouvernance interne à l'intercommunale. Il sera également chargé de faire toute la lumière sur les allégations contenues dans le courrier anonyme que les administrateurs ont reçu lundi soir lors de leur réunion. Accusations au sujet de malversations et détournements potentiels par des responsables de l'ISPPC. "J'envisagerai ensuite des mesures de tutelle spécifiques", a indiqué M. Dermagne, qui précise avoir pris cette décision avec le ministre-président wallon Paul Magnette, par ailleurs bourgmestre en titre de Charleroi.

Le manager de crise, dont le nom n'est pas encore dévoilé, mais qui pourrait venir de la Cour des Comptes, est aussi désigné à cause de tensions de plus en plus perceptibles entre le conseil d'administration et le management, déclare le porte-parole du ministre. Il est vrai que des dissensions sont apparues au sujet de l'importance à donner aux dénonciations internes arrivées ces derniers mois auprès de la direction, et à la façon de les traiter. Le cas de Philippe Lejeune, le directeur général du secteur hôpitalier de l'intercommunale, pose aussi problème. Il est épinglé depuis de longues semaines pour son salaire très élevé, pour son cumul de fonctions et d'éventuels conflits d'intérêt avec sa fonction de bourgmestre de Merbes-le-Château.

Laurent Lévêque, l'administrateur général de l'ISPPC, s'est dit "ravi" de cette annonce. Il rappelle qu'il avait déjà pris une série de décisions ce mardi, en accord avec le conseil d'administration : déposer des documents auprès de la justice, lancer une enquête interne et mandater un cabinet d'avocats pour défendre leurs intérêts. Quand on lui fait remarquer que cette désignation ressemble à un camouflet pour lui, qui est en place depuis 3 ans, il répond : "Pas du tout. Mon job premier est de faire tourner une boutique de 5.000 personnes. Avoir une personne extérieure à mes côtés apportera un regard neuf et le recul nécessaire. Je vois ça comme une aide précieuse. je n'aurais pas voulu jouer seul à l'inspecteur qui va sanctionner."

Le manager devrait être désigné dans les jours qui viennent et il devra arriver très rapidement à l'ISPPC.

 

 

 

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