Charleroi : premier jugement dans l'affaire du harcèlement conduisant au suicide de Maëlle

Un premier jugement a été rendu ce jeudi matin devant le tribunal de la jeunesse de Charleroi dans l’affaire de harcèlement scolaire qui avait poussé la jeune Maëlle à se suicider il y a plus d’un an. Une jeune fille de quatorze ans a été reconnue coupable d’avoir diffusé une vidéo intime de sa condisciple.

Lorsque Maëlle s’est suicidée, le 31 janvier 2020, elle a laissé son gsm en évidence afin de montrer qu’il était l’objet de tous ses maux. Plusieurs élèves de sa classe avaient en effet diffusé sur des réseaux sociaux une vidéo intime d’elle, ce qui l’avait finalement poussée à mettre fin à ses jours.

Lors de ce premier procès, une jeune fille a été reconnue coupable et Aurélie Henin est son avocate : "Ma cliente est reconnue coupable d’avoir harcelé la victime et d’avoir diffusé une vidéo d’elle. Elle est condamnée à prester 75 heures de prestation éducative."

La jeune fille étant mineure, ses parents étaient également poursuivis. Ils ont été condamnés. Pierre Huet est l’avocat du père de Maëlle et explique : "Ses parents sont également considérés comme responsables pour un défaut d’éducation de leur fille. Il appartient aux parents de surveiller ce que font les enfants au travers des réseaux sociaux." Ils sont condamnés à des dommages et intérêts de 5.000 euros. Ce qui ne change rien au drame, affirme Pierre Huet : "C’est d’abord un drame pour Maëlle évidemment qui n’a pas trouvé d’autre solution pour continuer à vivre que d’arrêter de vivre. C’est un drame pour la mineure qui est déclarée responsable des faits : c’est une enfant de quatorze ans qui n’a pas mesuré les conséquences de ses actes. C’est un drame aussi au sein de l’école puisque l’école ne parvient pas à déceler le harcèlement au sein de la cour de récréation et de tenter de lui donner une réponse adéquate. Et puis c’est le drame évidemment des parents et de la sœur de Maëlle."

Les deux autres mineurs, dont celui considéré comme l’instigateur du harcèlement de Maëlle, comparaîtront le lundi 29 mars et le vendredi 2 avril prochain devant la justice.

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