Charleroi plus que jamais candidate à l'accueil d'un des deux futurs quartiers de la Défense

Le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette (PS), a confirmé ce vendredi la candidature de sa ville à l’accueil d’un des deux "quartiers du futur", des casernes modernes que l’armée implantera en Wallonie et en Flandre, selon l’accord du gouvernement De Croo.

"Nous on est candidat mais évidemment c’est le gouvernement fédéral qui doit trancher", a-t-il affirmé en marge d’une visite à l’exercice "Storm Challenge" organisé cette semaine par le deuxième bataillon de commandos de Flawinne (Namur) dans les provinces de Hainaut et de Namur. Le bourgmestre a assisté à une démonstration, dans un scenario fictif, de prise d’assaut amphibie d’une installation industrielle située dans un pays en conflit pour libérer un otage menacé : en fait le site de l’ancienne centrale électrique de Monceau-sur-Sambre.

"On devra défendre notre candidature, mais je pense que Charleroi a des atouts", a-t-il souligné en expliquant que ce site désaffecté est propice à l’organisation d’exercices militaires.

Le dossier de ces deux "quartiers du futur" a été retiré en dernière instance des propositions de financement – à hauteur de cent millions d’euros – présentées par le gouvernement la semaine dernière à la Commission européenne dans le cadre du plan de relance européen.

"La Commisison européenne a considéré que d’une manière générale les investissements de la Défense ne devaient pas être inscrits dans le plan de relance […], dans aucun des Etats membres", a indiqué M. Magnette, qualifiant ce choix de "curieux" et "regrettable".

La construction de ces deux nouvelles installations dans des provinces généralement dépourvues d’infrastructures militaires, la Hainaut et la Flandre orientale, doit permettre de rapprocher l’armée des citoyens et des entreprises, tout en favorisant le recrutement des quelque 10.000 militaires recherchés par la Défense au cours de cette législature.

Selon le bourgmestre de Charleroi, le gouvernement a toutefois décidé de conserver ce projet "dans le complément du plan de relance" financé par des crédits (300 millions d’euros) gérés par le secrétaire d'Etat à la Relance, Thomas Dermine (PS).

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