Charleroi: ordonnance de non-lieu dans le dossier du père Samuel

Le père Samuel en 2014
Le père Samuel en 2014 - © rtbf.be - Laurent Van de Berg

La chambre du conseil de Charleroi a rendu, ce lundi, une ordonnance de non-lieu dans le dossier du père Samuel, ce religieux poursuivi pour une série d'infractions notamment d'ordre financier. L'ordonnance évoque la prescription de certains faits et l'absence d'éléments pour les autres.

Les faits reprochés à Samuel Ozdemir, alias Charles-Clément Boniface, plus souvent appelé le père Samuel, remontent à près de dix ans.

En 2008, des perquisitions avaient été menées à l'église Saint-Antoine de Padoue de Montignies-sur-Sambre (Charleroi) et à Bruxelles, dans une asbl gérée par le père Samuel. L'instruction avait abouti à un réquisitoire relevant plusieurs chefs d'inculpation.

Lui étaient notamment reprochés du blanchiment d'argent et des escroqueries pour 1,4 million d'euros. 17 plaignants s'étaient manifestés dans ce volet du dossier. Le religieux se voyait également suspecté d'abus de biens sociaux, de faux et usages de faux, d'exercice illégal de la médecine et de célébration illégale de mariages. On lui avait reproché d'avoir uni des couples religieusement, avant qu'ils le soient civilement.

Enfin, des faits de mœurs avaient été mis à sa charge, concernant des attentats à la pudeur ou des viols dont auraient été victimes des anciens fidèles du religieux. Il a toujours nié l'ensemble de ces faits.

Dans l'ordonnance rendue lundi, la chambre du Conseil a estimé que certains de ces faits étaient atteints par la prescription, et que les autres ne reposaient pas sur des charges suffisantes. Elle a donc prononcé le non-lieu, une décision encore susceptible d'un appel du parquet.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir