Charleroi : le froid augmente fortement les demandes d'aide aux sans-abris

De nombreuses demandes d'aides pour les sans-abris carolos
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De nombreuses demandes d'aides pour les sans-abris carolos - © rtbf.be - Luciano Arcangeli

L’offensive hivernale qui touche nos régions en ce moment ne facilite pas la vie des sans-abris souvent confrontés au fait de devoir dormir dehors.

Depuis lundi soir, à Charleroi, les personnes à la rue ou mal logées peuvent compter sur le Relais Social pour trouver un toit. Des lits supplémentaires ont été installés et un abri de crise vient d'être ouvert. Il y a ainsi près de 100 lits pour les accueillir dans l'urgence.

Geneviève Lacroix, coordinatrice générale du relais social de Charleroi, explique : "On est vraiment dans une démarche proactive de réduction de risque sachant évidemment que ça reste compliqué d’abriter tous ceux qui sont encore à la marge de nos dispositifs. Alors on ne peut pas vraiment parler de confort qui reste un grand mot. Mais c’est vrai qu’un dispositif comme chez nous, via son projet le Rebond, offre une possibilité de prendre des douches et de mettre une machine à laver à disposition. Concrètement c’est une demande de beaucoup d’habitants de la rue. Oui, ces lieux font en sorte d’offrir un maximum de confort mais ça reste insuffisant au vu des personnes qui vivent en rue."

Malgré cette proposition du Relais Social de Charleroi, certains sans-abris ne veulent pas passer par ses structures. Des solutions existent cependant aussi pour eux afin qu’ils s'abritent du froid.

Geneviève Lacroix, directrice du relais social de Charleroi, poursuit : "Au niveau des Restos du Cœur, les repas sont toujours possibles les temps de midi. Mais en hiver, il y a aussi un petit déjeuner qui est proposé aux personnes qui se rendent au Resto du Cœur. Et puis il faut signaler aussi l’accueil de soirée puisque le principe du dispositif hivernal c’est une prise en charge 24 heures sur 24. Il faut signaler aussi que la SNCB a rejoint notre dispositif depuis quelques années et met à disposition un local chauffé où il n’y a pas de lits mais où on peut passer la nuit au chaud. C’est vraiment bien utile parce qu’il faut savoir qu’aujourd’hui, il y a une partie des personnes sans-abris qui ne s’adressent pas aux abris de nuit pour toute une série de raisons différentes mais en tous cas elles sont au chaud."

 

Des urgentistes sociaux très sollicités

Julien Droussart est urgentiste social. Il se démène toute la journée pour secourir les Carolos qui appellent le Relais Social. Et, ces derniers jours, ses missions ont été nombreuses : "Nous avons reçu énormément d’appels pour des demandes alimentaires ainsi que des demandes de chauffage, d’aide en tous points mais des demandes d’urgence. Parce que les gens s’inquiètent pour la population de Charleroi qui est en grande difficulté, en grande précarité. Parfois, on est un peu, à l’instar des pompiers, des urgentistes qui sont appelés pour des urgences diverses. Pour des aides alimentaires mais aussi des aides pour remettre les personnes en hébergement parce que les gens n’arrivent plus à terminer leur mois simplement. Parfois un chauffage d’appoint, des bidons de pétrole à recharger. On essaie d’aider les gens dans leurs difficultés simplement. Les citoyens s’inquiètent aussi des gens qu’ils croisent en rue et ils nous appellent aussi pour ça. Alors après on ne sait pas répondre à toutes les demandes. On essaie de faire un maximum aussi. On travaille aussi avec un réseau de travailleurs parce que l’urgence sociale ne travaille pas seule et on a forcément beaucoup de partenaires."

Le plan hivernal se terminera dans les principales villes wallonnes le 31 mars prochain.

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