Charleroi Expo à Courcelles : les travaux arrêtés sur le champ

Le transfert de Charleroi Expo à Courcelles stoppé net dans son élan
Le transfert de Charleroi Expo à Courcelles stoppé net dans son élan - © Tous droits réservés

Les scellés ont été apposés ce jeudi sur le chantier d’un hall industriel de Courcelles qui pourrait accueillir dans quelques semaines certains salons autrefois organisés dans le Palais des Expositions de Charleroi. Une demande de permis avait été introduite pour transformer cet ancien hall industriel mais le permis a été refusé le 10 août dernier par le fonctionnaire délégué de la Région wallonne. Les responsables de la société Charleroi Expo ont introduit un recours auprès du ministre de l’aménagement du territoire, Carlo Di Antonio. Mais ils n’ont apparemment pas voulu attendre sa décision et ont donc entamé de lourds travaux d’aménagement du site de Courcelles. Le fonctionnaire délégué de la Région wallonne, Raphaël Stokis, a donc fait appliquer la loi et a fait stopper ces travaux sur le champ : "D’autant plus que les personnes sur place, en ce compris l’administrateur-délégué, n’avaient et n’ont toujours aucune intention d’arrêter les travaux. Et donc nous avons mis les scellés. On va être clair. Aucune dérogation n’a été accordée à qui que ce soit. C’est un refus de permis. J’ai écrit, dans ce refus de permis, que la législation applicable dit que l’on peut faire, sans le moindre permis, des aménagements provisoires, des installations provisoires qui sont réversibles dans un délai de 60 jours pour autant qu’il s’agisse d’installations à titre culturel, récréatif, etc. Comme une patinoire sur un marché de Noël ou un chapiteau sur le parking d’un supermarché. Ici, il ne s’agit pas du tout d’installation provisoire mais bien de la réalisation du parking telle qu’ils l’avaient sollicitée et telle qu’elle leur a été refusée."

Transférer Charleroi Expo à Courcelles

Pour rappel, contrainte de quitter le Palais des Expositions de Charleroi en raison des gros travaux de rénovation qui vont y être entrepris par la Ville, la société Charleroi Expo s’est tournée vers un bâtiment industriel de Courcelles abandonné il y a peu par l’entreprise Yusen Logistics.

Depuis cette annonce, les responsables de Charleroi Expo ont rendu à la Région wallonne une demande de permis couvrant de gros travaux d’aménagement en vue d’accueillir les célèbres salons annuels tels que le celui des Arts Ménagers. Ce permis a été refusé en août, le ministre compétent, Carlo Di Antonio, se laissant soixante jours pour se prononcer sur son octroi ou non au vu des événements.

En attendant, il est permis de réaliser quelques légers travaux provisoires dans les bâtiments qui devront être rendus dans leur état d’origine après utilisation.

Pas suffisant et proprement inadmissible pour Charleroi Expo qui a donc entrepris de lourds travaux notamment pour aménager un parking de 800 places.

Le président du Conseil d'administration, Jean-Claude Van Cauwenberghe confirme : " Soixante jours à partir du salon des arts ménagers, ça nous conduit jusqu’à la fin de l’année, date à laquelle le ministre aura dû nécessairement avoir pris sa décision. Donc, nous voulons créer une espèce de dynamique. On ne va pas ne rien faire en attendant la décision du ministre. On a voulu montrer justement que l’activité continuait et que l’intérêt du public continuait. De quoi pouvoir ainsi démontrer qu’il y avait là une motivation supplémentaire pour nous octroyer finalement le permis. Nous n’avons pas de plan B et si l’on devait essuyer un refus, la seule chose à faire c’est de liquider la société, payer les préavis et observer, avec mécontentement, toutes les activités partir ailleurs. "

En résumé : on fait quand même déjà les travaux et on verra bien après s’ils sont acceptés. Un coup de poker en somme mais qui n’est pas du goût du fonctionnaire délégué de la Région wallonne qui a donc fait arrêter le chantier sur le champ.

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