Charleroi : des logements vides et des personnes précarisées qui en cherchent

Une nouvelle mobilisation a eu lieu, il y a peu, dans les rues de Charleroi. Elle visait à dénoncer le nombre toujours très important de logements inoccupés alors que les plus précarisés ont toujours autant de difficultés à trouver un toit à un prix abordable.

Qu’ils soient militants de l’association " Solidarité nouvelle " ou simples citoyens, ils étaient une cinquantaine à se positionner avec leurs banderoles et calicots devant les bâtiments vides de la rue de la montagne. Sophia Walravens est l’une des organisatrices de cette action de sensibilisation : "Ce sont toutes des surfaces commerciales au rez-de-chaussée. Mais, aux étages, ça représente des milliers de mètres carrés de potentiels logements inoccupés."

Des espaces où Albert, la cinquantaine, rêverait de pouvoir s’installer. Ce SDF vit avec moins que le salaire minium mais il gagne trop pour bénéficier d’une aide au logement : "Je me suis renseigné aux CPAS et tout ça. Je gagne euros 30 euros de trop et, du coup, on ne me trouve pas de logement. J’ai une grande colère, une très grande colère."

Laurence Leclercq (PS), l’échevine carolo du logement, est bien consciente du problème. Elle n’a pas la prétention de le régler mais elle espère tout de même convaincre certains propriétaires en les orientant vers l’AIS, l’Agence Immobilière Sociale de Charleroi. "Je dis aux propriétaires privés qui ont un bien à faire gérer : donnez-nous ce bien en gestion à l’AIS. C’est du win-win pour tout le monde : pour les propriétaires qui se débarrassent des tracas liés à une location et pour nous qui agrandissons le parc de logements."

Il n’existe pas encore à Charleroi de cadastre officiel des habitations inoccupées. La cellule " Contrôle Logements " dont les moyens ont été récemment renforcés tente toutefois de les identifier lors de ses descentes sur le terrain. Des descentes qui visent aussi et surtout à lutter contre les infractions urbanistiques et les marchands de sommeil.

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