Charleroi : de moins en moins de taxis dans les rues

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Illustration - © Belga - Philippe François

Vous l’avez peut-être constaté : les taxis se font de plus rares à Charleroi depuis le début du confinement. Les cinq sociétés qui se partagent la majorité des courses ont sensiblement réduit la voilure ou ont carrément arrêté leurs activités. C’est le cas pour Ideal Tax. Chez Rapid-Tax, qui fait partie du même groupe, à peine un quart de la flotte roule encore. Cela représente moins de dix taxis. " Nous n’avons pas le choix", explique l’un de ses patrons Nicolas Ghislain. "Les gens ne sortent plus que pour faire les courses alimentaires et aller à la pharmacie. En plus, l’aéroport est désormais fermé. Nous allons sans doute encore réduire nos activités dans les prochains jours vu la chute de la demande. Par ailleurs, certains chauffeurs ne viennent plus travailler par crainte d’être contaminés et je ne peux pas leur en vouloir !"

L’entreprise Rapid-Tax a toutefois pris des mesures sanitaires : les taxis sont systématiquement désinfectés et un seul client est autorisé par course. Si celui-ci présente des symptômes laissant penser qu’il pourrait être malade, le chauffeur a l’autorisation de le refuser et est même encouragé à le faire par sa direction.

Dans ce contexte compliqué, Nicolas Ghislain a dû mettre temporairement une partie de son personnel au chômage : "Nous vivons vraiment au jour le jour et nous sommes en permanence en contact avec notre secrétariat social et l’Onem. C’est vraiment compliqué mais j’espère que les autorités prendront les bonnes décisions dans l’intérêt de nos chauffeurs afin que ceux-ci ne soient pas lésés financièrement par cette crise inédite."

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