Charleroi: Antonio, victime d'une arnaque à la carte bancaire, se bat pour récupérer 10.500 euros

Antonio Coppola a multiplié les démarches jusqu'ici restées vaines
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Antonio Coppola a multiplié les démarches jusqu'ici restées vaines - © rtbf.be - Vinciane Votron

Les arnaques sur internet et sur les réseaux sociaux se multiplient depuis plusieurs mois. Et, à la veille des vacances, cela peut faire mal au portefeuille.

C'est la mésaventure qu'a vécue un habitant de Charleroi qui a répondu à un sms mal intentionné et qui a ainsi perdu 10.500 €.

Antonio Coppola s'en mord encore les doigts : il n'aurait jamais dû donner suite au sms de son soi-disant opérateur téléphonique. Il prétend toutefois avoir été prudent : "Ce que je ne comprends pas, c’est que j’ai donné mon numéro de carte de banque mais qu’à aucun moment je n’ai donné mon code PIN. Comment peut-on avoir accès à mon compte en banque et faire des transactions à mon insu ?"

10.500 euros ont été débités de son compte à Singapour ou ailleurs dans le monde durant un week-end. Et pourtant, Antonio n'a donné que son numéro de compte et son numéro de carte de banque. Une négligence selon son institution bancaire qui, du coup, ne veut pas rembourser son client comme la loi le prévoit.

les gens sont avertis des risques...

Pour Rodolphe de Pierpont, porte-parole de Febelfin, "Si par malheur, on est tombé dans le piège et qu’on a donné ses codes, il est extrêmement important de porter plainte très rapidement, d’informer son institution financière et là démarre une enquête qui va déterminer les circonstances."

Alors, dans ce cas-ci, y a-t-il eu négligence ? La notion de négligence est très floue et c'est l'enquête, au cas par cas, qui détermine les responsabilités.

Nous avons contacté la banque Argenta dont Antonio est le client. Dans un mail, l'institution bancaire nous a répondu qu'elle ne rembourserait pas car elle estime que "les gens sont avertis des risques par toutes sortes de canaux et sont avisés de ne jamais transmettre leurs informations bancaires personnelles."

En gros, le message est clair : les campagnes de prévention tapent assez sur le clou : plus question de dire qu'on ne savait pas.

En cas de litige, il ne resterait donc qu’à s'adresser au service de l'ombudsman du ministère des finances ou à porter l'affaire devant les tribunaux. Sans assurance d'obtenir gain de cause pour autant.

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