Charleroi: 150 heures de travail d'intérêt général pour le hooligan repenti

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Illustration - © Belga

Un jeune Carolo, autrefois membre du club RCSC Boys 91, a écopé d'une peine de travail de 150 heures, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Il était poursuivi pour plusieurs scènes de violence à l'encontre de policiers et de sa mère. Le juge a tenu compte de sa réinsertion dans la société.

Les faits de rébellion, outrages, coups à agents, destruction de biens immobiliers et de violences envers sa mère remontent aux années 2011 et 2012. A l'époque, le prévenu faisait encore partie du club de supporters du Sporting de Charleroi, RCSC Boys 91, dont il était l'un des leaders. Interdit de stade jusqu'en 2022, il avait pris part à une charge contre la police lors de la rencontre Charleroi-Eupen d'avril 2011 et jeté une barrière Nadar en direction des forces de l'ordre.

D'autres scènes de violence lui étaient reprochées par le parquet de Charleroi, notamment à l'encontre de sa mère et de son beau-père, ainsi que des inspecteurs venus mettre fin à ces disputes familiales.

L'avocate du jeune homme, Me Lepied, avait sollicité plusieurs acquittements partiels à l'audience du tribunal correctionnel de Charleroi et, au bout du compte, une peine réduite pour son client, déjà condamné à Bruxelles à 30 mois de prison pour des faits similaires qui le privent de toute mesure de faveur. "J'ai complètement changé de vie, je me suis éloigné des mauvaises fréquentations. J'ai trouvé un travail et je compte fonder une famille et profiter d'une petite vie tranquille", a confirmé le prévenu qui suit un traitement pour soigner son hyperactivité.

La substitut Dutrifoy a effectivement constaté que l'ex-hooligan ne s'était plus donné à connaître depuis un an et demi, date de sa dernière rébellion. La magistrate ne s'est pas opposée à une mesure de faveur, mais a confirmé que cette comparution en justice devait mettre un terme à la "carrière" de délinquant du prévenu.

Mercredi, le tribunal a accordé des acquittements partiels au prévenu et retenu les efforts réels qu'il a entrepris pour se réinsérer dans la société. Le hooligan repenti a donc obtenu une peine de travail de 150 heures qui sera remplacée par quinze mois de prison si elle n'est pas exécutée.

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