Celles: des sourires crispés lors de la cérémonie des voeux de ce vendredi

L'administration communale de Celles
L'administration communale de Celles - © Google maps

Les vœux de la commune de Celles se tiennent ce vendredi après-midi. Le personnel et les citoyens auront peut-être droit à l'officialisation d'un éventuel accord permettant de mettre fin aux querelles secouant la majorité, le cartel CelDM, et la phalange MR en particulier. Depuis plusieurs mois, le partenaire socialiste et la minorité observent les conséquences de la lutte intestine entre la bourgmestre en titre Véronique Durenne (CelDM - MR) et l'ex-bourgmestre ff Michel Pecquereau (CelDM - MR).

L'échevine des Travaux a signé un bon de commande alors qu'elle n'aurait pas dû

En coulisses, à Celles, on évoque également un autre dossier : celui du dernier étage de la maison de l'entité. La majorité voulait aménager les combles pour y installer les bureaux administratifs du CPAS. Mais les pompiers ont visité les lieux, ce qui aurait dû être programmée plus tôt, et ils ont exigé des travaux supplémentaires qui ont nécessité la réalisation d'une étude de stabilité. Or, il a été demandé à l'entreprise réalisant les travaux de faire cette étude, ce qui avait été dénoncé il y a quelques mois par la minorité celloise, et le groupe Intérêts communaux en particulier. Il aurait fallu passer par un marché de services.

De nouveaux éléments sont apparus dans ce dossier. Tout d'abord, l'échevine Axelle Chantry a été prévenue par son personnel de la décision délicate qu'elle envisageait. Répondant à un mail au sujet d'une réunion de préparation allait avec l'entreprise, qui allait se tenir fin août, un employé de la commune de Celles a demandé à être dessaisi du dossier car il ne voulait pas perdre son boulot. Il a souligné un "contournement dangereux des marchés publics". Le courriel a été envoyé aux tous les membres du collège.

Néanmoins, l'échevine a paraphé le bon de commande avec le cachet de la commune, alors même que c'est interdit par la loi. Normalement, c'est au personnel communal de signer le bon de commande. Puis, il transfère le document à l'échevin des Finances, qui y met son cachet, et qui le transfère au collège, où le bourgmestre le signe.

Et maintenant qu'est ce qu'on fait?

La commune a maintenant reçu la douloureuse liée au bon de commande: soit près de 5.000€.

La directrice financière refuse que la commune paie la note car les démarchés administratives n'ont pas été respectées. Ce qui est bien logique.

Qui va payer la note ? Le code de démocratie locale dit que dans ce cas, la responsabilité est collégiale. C'est donc aux bourgmestre ff et échevins de s'arranger entre eux. Mais il n'est pas exclu que la situation se complique si un membre du collège dépose plainte contre Axelle Chantry.

Une seconde facture de 7.000€ pend également au nez de la commune. Mis là, aucun bon de commande n'a été signé.

"Ce n'est plus de l'amateurisme, c'est de l'inconscience..."

Le conseiller communal Thierry Bauffe (IC), qui avait dénoncé, est stupéfait. "Ce n'est plus de l'amateurisme, c'est de l'inconscience. C'est totalement inadmissible. Je suis tombé de ma chaise en apprenant qu'un échevin signait comme ça un bon de commande et engageait la commune pour près de 5.000€ sans qu'il n'y ait de marché public. C'est d'autant plus étonnant que le personnel avait mis en garde l'échevine…"

Et Thierry Bauffe : "En tant que membre de l'opposition, nous commençons à gratter un peu plus encore les dossiers car nous nous rendons compte qu'ils bafouent les règles depuis 3 ans. Nous avons un temps envisagé de déposer un recours contre les décisions prises par le collège car la bourgmestre en titre n'aurait jamais dû être présente lors des délibérations, mais nous nous tâtons encore car cela aura des conséquences pour le personnel et les citoyens."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK