Grève nationale: des manifestants font des dégâts chez Agoria à Gosselies

Grève nationale: des manifestants font des dégâts chez Agoria à Gosselies
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Grève nationale: des manifestants font des dégâts chez Agoria à Gosselies - © Tous droits réservés

Plus de 500 personnes se sont rassemblées ce vendredi matin devant l'entreprise Caterpillar à Gosselies (Charleroi) pour ensuite prendre en cortège la direction du bâtiment occupé par Agoria Wallonie Hainaut Namur. Cette action s'inscrit dans le cadre de la journée de grève décidée par les syndicats dans le secteur du métal notamment.

Parmi les personnes rassemblées devant l'entreprise se trouvaient des travailleurs de Caterpillar, des sous-traitants de l'usine mais également un ensemble de délégués syndicaux venus d'une série d'entreprises de la région de Charleroi, du Centre et de Mons. Marc Goblet, le patron de la FGTB était également présent.

Avant le départ du cortège, Vincent Pestieau, le patron de la FGTB Charleroi, a pris la parole pour dénoncer "les cadeaux fiscaux faits aux entreprises et les mesures de chasse aux chômeurs".

Débordements

Les responsables syndicaux présents espéraient pouvoir rencontrer un représentant d'Agoria, la fédération de l'industrie technologique.

En arrivant devant le bâtiment d'Agoria, les manifestants ont crié leur colère. L’alarme incendie s’est déclenchée, les portes se sont ouvertes et des manifestants ont pu pénétrer dans le bâtiment en exigeant de rencontrer la direction d’Agoria. Une réunion a effectivement eu lieu avec Agoria afin d'aborder, selon les syndicats, "la problématique de la politique menée par le gouvernement de droite et d'extrême droite de Charles Michel" mais également de la situation à Caterpillar dont la direction suisse exige la reprise effective de la production d'ici lundi 10 octobre.

Une vingtaine de manifestants, pas uniquement de chez Caterpillar selon nos sources, ont vidé un extincteur sur des bureaux et des ordinateurs. Ils ont aussi éventré des rames de papier vierge et jeté les feuilles un peu partout dans le bâtiment. Quelques pots de fleurs ont également été cassés. La tension était visible entre ces manifestants et certains représentants syndicaux qui, s'ils disent comprendre la colère et la frustration des travailleurs "qui manifestent sans jamais être entendus", n’acceptent pas ces débordements qui "donnent une mauvaise image à l'entreprise alors que depuis l'annonce de la fermeture le 2 septembre, tout s'est passé dans le calme".

Employés choqués

De leur côté, les employés travaillant dans le bâtiment étaient choqués: "Ils nous ont insulté et menacé. Il y a des femmes enceintes qui travaillaient dans ces locaux. Si je comprends leur désarroi, je pense pourtant que ce n'est pas en menaçant des gens qui travaillent pour l'avenir de la Wallonie qu'ils vont plaider leur cause".

Au bout d'une demi-heure, les manifestants sont tous sortis du bâtiment pour écouter les représentants syndicaux qui finissaient la réunion avec la direction d'Agoria.

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