Catastrophe du Bois du Cazier à Marcinelle: l’ADN va-t-il aider certaines familles à faire leur deuil?

Le 8 aout 1956, 262 mineurs ont trouvé la mort au fond de la mine du Bois du Cazier à Marcinelle
Le 8 aout 1956, 262 mineurs ont trouvé la mort au fond de la mine du Bois du Cazier à Marcinelle - © BELGA

Les corps des mineurs du bois du Cazier qui n’ont jamais été identifiés vont-ils être exhumés ? C’est en tout cas le souhait de la famille d’une de ces victimes. Plus de 60 ans après le drame, elle veut enfin pouvoir faire son deuil. Et aussi, plus que probablement, offrir une sépulture nominative et individuelle à l’une ou plusieurs de ces victimes.

C’est le fils d’un des 262 mineurs décédés lors de la catastrophe du 8 août 1956 qui a entrepris cette démarche. La direction du site du Bois du Cazier à Marcinelle a promis d’apporter son soutien.

Ce sont, en tout, 17 victimes qui n’ont jamais pu être formellement identifiées. Et leurs corps sont enterrés dans la pelouse d’honneur du cimetière de Marcinelle. L’idée est donc de les déterrer pour réaliser des tests ADN. Mais une exhumation ne s’improvise évidemment pas : il faut notamment en discuter avec les familles des autres mineurs qui sont dans le même cas et voir s’ils acceptent cette procédure. Pour l’instant, rien n’est officiel. Des contacts informels ont juste été pris avec les autorités belges et italiennes. Il faut savoir que, sur les 17 mineurs non identifiés, douze sont Italiens.

Au Bois du Cazier, on préfère rester discret à propos de cette demande d’exhumation. On devrait y voir un peu plus clair dans un mois au cours d’une conférence de presse qui est déjà programmée à ce propos.

Le 8 août 1956, la Belgique est frappée par la pire catastrophe industrielle de son histoire, au charbonnage du Bois du Cazier

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