Un docteur envoie sa compagne soigner un patient et créé le buzz malgré lui

Souffrant de fortes douleurs au bas-ventre et dans le dos, la jeune patiente, Noémie Vanoverschelde, de Mouscron, appelle le médecin de garde -qu’elle n’a jamais consulté- le Dr Mullier.   Quand la sonnette retentit à son domicile, c’est à une femme qu’elle connaît de vue à qui la jeune femme ouvre la porte.   A sa surprise et à ses questions, la visiteuse répond qu’elle est bien médecin, ce que démentira par la suite la sœur de cette personne que la patiente connaît très bien et que, inquiète, elle avait contactée après la "consultation".

On comprend mieux les inquiétudes de Noémie Vanoverschelde quand elle décrit à postériori la façon dont s’est déroulée la visite.  La visiteuse a examiné les poumons de sa patiente, a pris sa tension et, pour calmer les douleurs dont se plaignait la malade, douleurs que la visiteuse attribuait aux reins, elle lui a injecté un antidouleur.  Après l’injection, elle a demandé au compagnon de la patiente d’aller jeter la seringue dans la poubelle.

Elle va rechercher la seringue dans la poubelle pour une deuxième injection

Devant  la persistance des douleurs, la visiteuse décide de pratiquer une deuxième injection mais, constatant qu’elle ne disposait plus de seringue, elle demande au compagnon d’aller rechercher dans les poubelles celle qui avait servi la première fois, avant d’effectuer la deuxième injection. 

Suite à cet épisode troublant, Noémie Vanoverschelde téléphone donc à la sœur de cette visiteuse et après avoir appris de la bouche de celle-ci qu’elle n’avait évidemment pas prêté le serment d’Hippocrate, elle a déposé plainte.

Emmanuel Duvivier a contacté le médecin incriminé, le Dr Mullier, celui qui, de garde, a préféré envoyer sa compagne non-médecin auprès d’un malade, écoutez ci-contre sa version et ses explications.

Le buzz du "Docteur J'vais dire" 

En accordant ces interviews rétrofusées  et télévisées à la RTBF, le Docteur Mullier n'avait sans doute pas prévu devenir l'objet d'un véritable buzz. Pourtant, la toile s'est très vite emparée de son cas et la vidéo de son interview s'est échangée sur Facebook à une vitesse vertigineuse. La vidéo a été visionnée plus de 300 000 fois sur YouTube avant d'être retirée. Les internautes ont de suite rebaptisé l'intéressé "Docteur J'vais dire", ce pour des raisons qui apparaîtront évidente à tout qui a entendu la fameuse interview.

Et le 19h30 du 8 juin, au cours duquel le sujet a été diffusé, reste encore de loin la séquence la plus populaire de notre site vidéo où elle a été vue plus de 30 000 fois.

RTBF


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