Budget communal de La Louvière : pour anticiper une hausse de la population

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Illustration - © Google Street View

Le collège communal louviérois a présenté son budget cette semaine. Un budget de transition qui n'a pas encore intégré les orientations politiques de la nouvelle majorité. Ce sera toutefois chose faite en septembre prochain via un nouveau Programme Stratégique Transversal. Du coup, il n’y a pas eu de grandes annonces mais le bourgmestre, Jacques Gobert (PS), s'est projeté dans le futur en annonçant une hausse importante de la population.

Selon ses propos, d'ici 2035, La Louvière comptera au moins 10.000 nouveaux habitants. Et il va falloir organiser tout cela alors que l'entité est déjà fort peuplée souligne Jacques Gobert : "Déjà aujourd’hui on voit combien il est difficile de se déplacer, de se stationner, d’obtenir une belle cohésion sociale à l’échelle de la ville. Nous avons déjà une forte densité d’habitants : 1.250 habitants au km², c’est énorme. Et nous devons anticiper l’évolution démographique ne serait-ce que par rapport aux infrastructures qu’elles soient scolaires, qu’elles soient sportives, les effectifs de la police, les infrastructures routières. Donc nous devons anticiper et c’est ça l’intérêt d’avoir ces chiffres. D’autant qu’il faut savoir que de plus en plus d’habitants de Bruxelles et de la périphérie bruxelloise viennent habiter chez nous. Alors cela fait effectivement des ressources en plus mais si c’est pour avoir une moindre qualité de vie, quand on met ça dans les deux plateaux de la balance, c’est parfois difficile de trouver le juste équilibre."

Le CPAS de plus en plus sollicité

Le Centre Public d’Action Sociale a également été présenté son budget : 74 millions d'euros pour ses différentes missions. La plus importante et la plus lourde est le financement des Revenus d'Intégrations : le CPAS enregistre une hausse de 35 % sur les cinq dernières années et cela représente 33% de son budget total. L'augmentation des allocataires est due aux personnes exclues du chômage, mais pas seulement, comme l’explique Nicolas Godin, président du CPAS louviérois : "Aujourd’hui, on constate qu’on a une nouvelle arrivée et cela concerne autant les jeunes que des personnes beaucoup plus âgées. Et là ça nous fait réfléchir encore plus loin. C’est-à-dire que les personnes rencontrent des difficultés de plus en plus tard. Il n’y a plus de stabilité dans l’emploi. L’élément du travailleur précaire par exemple, c’est un élément qui n’existait pas il y a quelques années. Aujourd’hui, travailler ne signifie pas avoir un montant mensuel correct pour vivre décemment. Alors, on a dû aller puiser dans des réserves pour pouvoir intervenir financièrement pour, en tous cas, pouvoir apporter l’aide dont les Louviérois ont besoin. C’est plus qu’interpellant."

Voilà donc les perspectives d’avenir pour La Louvière : une population de plus en plus précarisée mais aussi de plus en plus importante.

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