Bray: ils vivent dans une caravane avec leur fille de deux ans

Vivre dans une caravane avec une petite fille de deux ans, c'est le quotidien d'Emmanuel Sirjacques et Charlotte Caufriez. Depuis quatre mois, ils sont installés dans le fond d'un jardin à Bray, dans la commune de Binche.

Avant cela, ils habitaient dans un studio complètement insalubre, sans sanitaire et sans chauffage, à Manage. La ville a décidé de fermer ce bâtiment pour des raisons de sécurité. Le couple et leur fille se sont donc retrouvés à la rue. Malgré des demandes dans différents CPAS de la région, et auprès de maisons sociales, ils n'ont toujours pas de solution de relogement. Pour la maman, cela devient invivable : "C’est à chaque fois des bâtons dans les roues, déplore Charlotte. A chaque fois que l’on veut avancer dans notre vie, on est bloqués ! Et là, j’aimerais bien que ça bouge un peu car je n’ai pas envie que ma fille habite dans des caravanes jusqu’à ses 18 ans".

" Ils ne font rien pour nous ! "

Charlotte et Emmanuel ont l'impression de faire toutes les démarches possibles et imaginables pour retrouver un toit. Mais les délais de réponse et les refus de l'administration les découragent. "J’ai été m’inscrire dans les CPAS, aux maisons de transit, explique Emmanuel. Mais on nous répond que l’on n’est pas dans les conditions, qu’il faut attendre. On dirait qu’ils ne font plus rien pour les gens qui sont à la rue".

Emmanuel prétend même qu'un logement social vide se trouve à deux pas de sa caravane. Du côté du CPAS de Binche, on confirme. Mais selon son président Jean-Luc Fayt, le bâtiment n'est pas en état pour accueillir une famille pour l'instant. "Il y a toute une série de travaux à faire. Il y l’urgence, d’accord, mais vous conviendrez qu’on ne peut pas non plus accorder un logement qui ne serait pas dans des conditions de vie normale".

Une solution trouvée

Heureux hasard ou pas ? Le président du CPAS nous apprend qu'un logement d'urgence vient d'être attribué à Emmanuel et Charlotte. " l y a une série de formalités administratives qui doivent être effectuées, elles le seront dans les prochains jours en tenant compte que l’on est dans une période de vacances, assure Jean-Luc Fayt. Mais nous comprenons parfaitement que cette situation n’est pas facile à vivre". Mais pourquoi avoir attendu quatre mois avant de leur trouver un logement ? Le président du CPAS justifie ce délai : "Le problème c’est qu’il faut qu’il y ait un logement qui soit libre, ce qui n’était absolument pas le cas au moment où ils ont introduit la demande. Pendant trois comités, nous n’avons pas eu la possibilité d’accorder un quelconque logement parce qu’ils étaient tous pris".

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