Braquage chez Newrest Servair à Gosselies: peine réduite à huit ans pour Rachid Toto en appel

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Illustration - © Newrest

Condamné à une peine de dix ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Charleroi pour un braquage chez Newrest Servair à Gosselies perpétré en avril 2017, Rachid Toto a finalement écopé de huit ans de prison devant la quatrième chambre correctionnelle de la cour d'appel du Hainaut ce mercredi. La cour a confirmé les autres peines, sauf la peine de six ans infligée à un ancien employé de l'entreprise qui avait informé les braqueurs. Cette peine de six ans est en effet  réduite à cinq ans avec un sursis de cinq ans pour ce qui excède quatre ans de prison.

La nuit du 22 au 23 avril 2017, un important vol avec violence s'était produit dans l'entreprise spécialisée dans les produits détaxés à destination des aéroports. Deux ouvriers avaient été menacés et ligotés alors qu'ils déchargeaient un camion. Les malfrats avaient emporté un butin estimé à 150.000 euros, en parfums, cigarettes et alcools.

Rachid Toto était considéré comme le principal suspect et le tribunal correctionnel de Charleroi l'avait reconnu comme tel dans un jugement rendu en mai 2018. Au moment des faits, il était en liberté conditionnelle après une condamnation à 18 ans par la cour d'appel dans l'affaire de la bande de la Basse-Sambre. Il avait ensuite écopé de six ans de prison pour son évasion de la prison de Namur. La cour dit avoir repris "l'analyse méticuleuse et complète" du tribunal pour confirmer le jugement. Rachid Toto contestait être l'organisateur et l'auteur de ce braquage. Sa défense avait dénoncé une enquête intrusive, bâclée, uniquement focalisée sur lui.

La cour a ensuite confirmé les peines prononcées contre Marwan Hammouda (7 ans), Azdin Achour (8 ans) Jawad Toto (2 ans) et Johnny Jeukenne (37 mois).

Par contre, elle a estimé que la peine de six ans de prison ferme prononcée contre Janny Suzan, l'ancien employé de l'entreprise qui a donné des informations aux braqueurs, était trop sévère.

Néanmoins, il devra purger quatre ans vu la gravité des faits. Les victimes ont gardé de graves séquelles psychologiques de cette agression.

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