Bois du Cazier à Marcinelle : un subside promis par un ministre remis en cause par son successeur

Le site du Bois du Cazier à Marcinelle
Le site du Bois du Cazier à Marcinelle - © Bois du Cazier

Le site du Bois du Cazier, à Marcinelle, aurait dû recevoir un subside de 850.000 euros. Aurait dû car, si la promesse avait été faite par l’ancien ministre wallon du tourisme René Collin (cdH), celle qui lui succède au gouvernement actuel, Valerie De Bue (MR), n’a pas la même vision et a fait marche arrière.

Pour le directeur du Bois du Cazier, Jean-Louis Delaet, ces 850.000 euros promis n’étaient pas du luxe et auraient permis de rénover en profondeur le musée : "Sans ces 850.000 euros, le musée de l’industrie qui date d’il y a 20 ans ne sera pas cet outil dynamique et interactif qui participera à l’illustration de la culture industrielle plus que nécessaire aujourd’hui. On parle de la réindustrialisation de l’Europe après la crise du covid-19 et trop peu de jeunes s’orientent vers les études scientifiques, techniques. Et connaître ce que les générations passées ont réalisé fait partie de cet attrait pour ce type de métiers et c’est essentiel que la Wallonie, qui a un passé industriel tellement extraordinaire, préserve les traces de cette histoire et les présente aux jeunes générations. Ça, c’est le but du musée de l’industrie. Alors, très concrètement, cela aurait permis de changer et moderniser les supports de médiation, les bornes interactives, les maquettes mobiles, les shows visuels, l’ambiance sonore et les applications numériques. Installer également de nouvelles vitrines, panneaux d’interprétation et éclairages. En faire vraiment un nouveau musée en partant des collections existantes. Alors, on fait beaucoup pour les Ardennes, pour le tourisme, les grottes de Han, Dinant Evasion, etc. Et le patrimoine industriel ? On en parle trop peu et pourtant c’est ça la Wallonie. C’est notre histoire. Et 850.000 euros pour que l’histoire industrielle soit présentée de manière attractive aux jeunes, ce n’est vraiment pas beaucoup. Donc, ce sont des choix politiques que le gouvernement ne prend pas."

Lundi soir lors du conseil communal de Charleroi, le PTB, dans l’opposition, a mis le sujet sur la table en exigeant que la Région tienne ses engagements.

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