Bois du Cazier à Marcinelle : la demande d'une famille pour identifier 17 victimes de la catastrophe

Michele Cicora pointe le nom de son père Francesco sur la stèle commémorative du Bois du Cazier
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Michele Cicora pointe le nom de son père Francesco sur la stèle commémorative du Bois du Cazier - © rtbf.be - Nicolas Rondelez

Le 8 août 1956, 262 mineurs perdaient la vie dans l’incendie du charbonnage du Bois du Cazier, à Marcinelle. Francesco Cicora était l’un d’entre eux. Mais, si l’on sait qu’il fait partie des victimes, son corps n’a jamais pu être formellement identifié et rendu à sa famille. Sa dépouille repose sur la pelouse d’honneur du cimetière de Marcinelle avec seize autres victimes, jamais identifiées elles non plus.

Aujourd’hui, la technologie liée à l’ADN pourrait permettre, après exhumation des corps, l’identification de Francesco Cicora et de tous les autres. C’est la démarche que souhaite entreprendre Michele Cicora, le fils de Francesco, pour ramener la dépouille de son père en Italie où se trouve toute la famille.

Pour l’instant, l’initiative ne provient que de la seule famille de Michele. Mais pour que l’exhumation des 17 corps soit possible, il faudra sans doute l’appui d’autres personnes concernées. Le Bois du Cazier et les autorités italiennes apporteront leur soutien.

Jean-Louis De Laet est le directeur du Bois du Cazier : "On a les dates et lieux de naissance des douze victimes italiennes non reconnues. Donc, l’État italien devrait être mis au service de la recherche des descendants."


La démarche d’aujourd’hui vise donc d’abord la création d’un collectif en faveur de la démarche. Et la conférence de presse de ce lundi était destinée à faire connaître cette opportunité. A 67 ans, Michele est déterminé : "Pour lui rendre une certaine dignité, ce serait bien de ramener mon père à San Giuliano di Puglia et de poser des fleurs sur la sépulture de ma mère, mes frères et ma sœur."

Les choses prendront du temps, sans doute. Mais elles pourraient permettre à des familles de faire définitivement leur deuil, plus de 63 ans après la catastrophe.

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