Baudour: 30% des camions contrôlés en défaut de contrôle technique

Les camions arrêtés devaient subir une série de tests afin de vérifier leur conformité
Les camions arrêtés devaient subir une série de tests afin de vérifier leur conformité - © Thibaut Deplanque

La Police Boraine a procédé, ce jeudi, à un contrôle technique mobile ciblant les camions. Installés le long du canal à la rue des Roseaux à Baudour, les policiers invitaient les camions qui circulaient à s'arrêter pour subir une série de tests et contrôles des papiers.

Il n’a pas fallu attendre très longtemps avant que les premières infractions soient constatées. " Les deux disques de frein de ce camion sont cassés", explique Bertrand Caroy, inspecteur responsable du service sécurité routière. "Ça montre bien l’intérêt et l’obligation de faire ce type de contrôle."

Pour Jean-Paul, le chauffeur concerné, c’est un peu l’incompréhension : "Je ne m’y attendais pas. C’était imperceptible, mais les réparations vont être effectuées dans les plus brefs délais. Pour le moment, je suis immobilisé. Je viens de téléphoner à mon employeur et on va faire le nécessaire pour réparer le camion."

70% de camions en infraction

Ce genre de contrôle n’est pas neuf. En Belgique, il y en a depuis plus de 10 ans. C’est une directive européenne qui impose à ses états membres de contrôler plusieurs fois par an poids lourds et autocars. Depuis le début de l’année, 170 opérations similaires ont déjà eu lieu sur l’ensemble du territoire et les chiffres sont inquiétants. "70% des camions contrôlés étaient en défaut. Pas spécialement au niveau du contrôle technique, mais ils avaient un problème au niveau de leur condition technique", explique l’inspecteur Caroy. "On contrôle les voitures et tous types de véhicules, il est impératif de contrôler également les poids lourds. Il y a de plus en plus d’accidents avec des camions. Nous devons aussi montrer aux citoyens que nous les contrôlons en tout temps."

Il s’agit d’un contrôle technique des plus classiques où l’on vérifie les papiers du véhicule, ainsi que les tests passés dans un centre, comme le banc de freinage. "La grosse différence par rapport à une station de contrôle technique classique, c’est que nous n’avons pas les plateaux, ni les fosses qui nous permettent de voir le véhicule par le dessous", commente Mickaël Collette du CBR (NDLR : contrôle en bord de route) "Mais on essaye d’aller voir un maximum de points en fonction du lieu où l’on se trouve et de la configuration du véhicule."

Si les constats sont trop graves, la police n’hésite pas à sévir. "Si le véhicule doit être immobilisé, il le sera. Même chose s’il doit être dépanné. Les mesures sont prises selon l’infraction constatée, mais on ne laisse pas partir un véhicule qui n’est pas en ordre", ponctue l’inspecteur Caroy.

Sur les 28 camions testés à Baudour, 30% étaient en défaut de contrôle technique. Parmi les faits les plus graves : un camion dont le châssis était rouillé et troué. Deux autres avaient des freins défectueux. Ce genre d’opération se poursuivra l’an prochain avec des contrôles bimensuels dès février.

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