Procès Van Lierde aux assises du Hainaut: 25 ans de prison pour le double assassinat et l'incendie d'Arquennes en 2011

La cour d'assises du Hainaut a condamné, ce lundi, Jean-Charles Van Lierde à une peine de 25 ans de réclusion criminelle pour les assassinats de Jimmy De Paepe et d'Oriana Iannuzzi ainsi que pour l'incendie commis la nuit qui a provoqué la mort de leur fils Mattéo, âgé de 18 mois. Le collège formé par le jury a retenu l'extrême gravité des faits mais aussi des circonstances atténuantes, dont le dépassement du délai raisonnable. Auparavant, le jury avait reconnu Jean-Charles Van Lierde coupable des faits dans l’affaire du double assassinat et de l’incendie mortel qui ont eu lieu le 1er août 2011 à Arquennes (Seneffe).

Jimmy De Paepe et Oriana Iannuzzi avaient été tués par des coups portés à la tête avec un objet contondant. Leur fils, Mattéo, 18 mois, avait succombé à une intoxication au monoxyde de carbone après avoir inhalé les fumées de l’incendie.

Après l'annonce de culpabilité, l'avocate générale avait requis une peine minimale de 20 ans de réclusion criminelle contre le Brabançon. Pour le ministère public, Ingrid Godart s'est penchée sur la gravité des faits, "la mise à mort de trois personnes pour un motif financier, l'extrême lâcheté des des faits, dont la mort d'un petit enfant". La souffrance des victimes "qui se battent depuis dix ans" a aussi été prise en compte par l'accusation. Concernant la personnalité de l'accusé, l'avocate générale note que M. Van Lierde a grandi dans un milieu bourgeois et aisé, qu'il n'a jamais manqué de rien. Malgré l'absence de diplôme, il a monté une société de menuiserie avec un associé mais l'affaire s'est terminée en faillite malgré les recommandations de son père, avocat d'affaires à Bruxelles. Les nombreux mensonges, notamment au sujet de son assuétude à la cocaïne, ont aussi été pris en compte. "Il a mis des années à se reconstruire, il semble être sorti de son assuétude". Il a aussi construit une famille et mis en place une nouvelle affaire. Jean-Charles Van Lierde n'avait aucun antécédent judiciaire au moment des faits "mais il consommait des stupéfiants de manière importante". L'expertise mentale a souligné une absence de remise en question chez M. Van Lierde qui a contesté les faits jusqu'au bout. Des traits narcissiques modérés ont été mis en évidence lors de l'expertise. Le dépassement du délai raisonnable "en raison d'une enquête qui n'a pas été simple" a été évoqué par l'accusation. "Être jugé dix ans après les faits n'a pas dû être facile à vivre pour toutes les parties", avait déclaré Mme Godart qui avait aussi demandé aux jurés de prendre ce critère en considération.

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