Assises du Hainaut: début du procès d'un double assassinat et incendie à Arquennes en 2011

Le procès de Jean-Charles Van Lierde, 42 ans, a commencé, ce lundi, devant la cour d'assises du Hainaut à Mons. Le citoyen de Waterloo est accusé d’un double assassinat et d’un incendie volontaire qui a eu lieu la nuit et qui a causé la mort d’un enfant.

Il est 8h30 le 1er août 2011 lorsque les pompiers et les policiers découvrent qu’un couple et un bébé ont trouvé la mort dans l’incendie de leur maison au numéro 32 de la rue de Chèvremont à Arquennes. Le corps de Jimmy De Paepe gît au rez-de-chaussée dans une mare de sang. Les cadavres de sa compagne Oriana Iannuzzi et de leur fils Mattéo sont retrouvés, calcinés, à l’étage. Alors qu’aucune trace d’effraction n’est alors constatée par les enquêteurs, le médecin légiste relève des traces de coups portés à l’arrière de la tête des deux adultes avec un objet contondant.

L’expert-incendie retrouve trois foyers distincts à l’étage de l’habitation : deux dans la chambre des parents et un dans la chambre de l’enfant qui, lui, est mort par une intoxication due au monoxyde de carbone dégagé par les fumées.

Si Jean-Charles Van Lierde est alors suspecté, c’est en raison de plusieurs éléments. Il y a d’abord la dette qu’il a envers Jimmy concernant des stupéfiants. Puis, son ADN est relevé sur une poignée de porte. Des documents appartenant à la victime sont aussi retrouvés chez lui et, enfin, il y a certaines incohérences dans son emploi du temps ainsi que l’analyse de sa téléphonie.

Libre depuis juillet 2012, l’accusé conteste les faits. Il est défendu par Me Marc Preumont et Me Séverine Meurice. Le procès est présidé par Adrien Vander Linden d’Hoogvoorst, conseiller à la cour d'appel, alors que l’accusation est représentée par Ingrid Godart.

Les sept parties civiles sont représentées par plusieurs avocats.

Ce lundi, l’avocat général procède à la lecture de l’acte d’accusation. Ensuite, le président interrogera l’accusé.

Le procès est prévu pour une semaine.

Des témoins bloqués à l'étranger posent problème

Un homme originaire de Pepinster s'est présenté devant la cour d'assises du Hainaut mais le témoin ne pourra pas être présent car il se trouve actuellement en Thaïlande. L'homme a souhaité être entendu par vidéoconférence. Mais la loi impose la présence d'un policier lors de son audition. Ce témoin, qui aurait été très actif sur les réseaux sociaux selon l'avocat de la défense, pourrait être entendu ce mardi midi.

Le ministère public propose de prendre contact avec l'Unité de coopération judiciaire de l'Union européenne (Eurojust) afin d'organiser cette audition, laquelle pourrait être reportée de 24 heures.

D'autres témoins sont également bloqués dans le sud de la France en raison de la crise du Covid.

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