Assises du Hainaut : 20 ans de prison pour Jean-Gabriel Matterne coupable de l’assassinat de sa maîtresse

Jean-Gabriel Matterne a été reconnu coupable mercredi d'avoir assassiné sa maîtresse brésilienne, Tay Cruz, le 8 mai 2017 à Bléharies (Brunehaut),
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Jean-Gabriel Matterne a été reconnu coupable mercredi d'avoir assassiné sa maîtresse brésilienne, Tay Cruz, le 8 mai 2017 à Bléharies (Brunehaut), - © Belga - Virginie Lefour

La cour d'assises du Hainaut a rendu son arrêt, ce jeudi, dans le procès du Montois Jean-Gabriel Matterne, coupable d’avoir assassiné Tay Cruz, sa maîtresse brésilienne enceinte. Cela s’est passé le 8 mai 2017 à Bléharies. Il écope d’une peine de vingt années de réclusion criminelle. Les jurés ont retenu des circonstances atténuantes dans son chef, à savoir l’absence d’antécédents judiciaires de nature correctionnelle, un début d’amendement entamé lors de la détention préventive et le fait qu’il verse de l’argent à la famille de la victime. Il avait drogué sa maîtresse après avoir mis des somnifères dans son jus d’orange. Il l’a ensuite embarquée dans sa voiture pour se rendre en France. Ne se rendant pas compte qu’il était en Belgique, il s’est arrêté près d’un bois à Bléharies, à quelques mètres de la frontière. Il s’est mis derrière la jeune femme, assise sur le siège convoyeur, et l’a étranglée avec un câble électrique. Il a ensuite jeté le corps dans un fossé et bouté le feu au cadavre. Il est rentré chez lui.
Ce jeudi matin, l’avocat général avait requis une peine de 28 ans de prison. La défense avait plaidé une peine « qui lui permettra de voir la lumière au bout du tunnel ».

Dans cette affaire, l’intention d’homicide n’était pas contestable car il a étranglé la victime avec un câble électrique. Elle était d’ailleurs déjà morte quand il a bouté le feu au cadavre. La scène a duré quelques minutes.

Quant à la circonstance aggravante de préméditation, tous les ingrédients étaient réunis. L’accusé a mis une dizaine de somnifères, achetés dix jours plus tôt, dans le jus d’orange de la victime. Il l’a ensuite embarquée, somnolente, dans sa voiture dans laquelle il avait placé un câble électrique et un bidon d’essence. Il avait aussi pris le soin de ne pas emporter son téléphone portable afin de ne pas être pisté.

Il pensait abandonner le corps en France où Tay, en séjour illégal en Belgique, n’était pas connue mais il a traversé la frontière sans s’en rendre compte. Il ne se doutait pas que la victime allait être identifiée en moins de 48 heures grâce au numéro de série de ses prothèses mammaires. Enfin, il ignorait certainement aussi que sa voiture avait été filmée près de la scène de crime.

 

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