Après avoir inauguré le Quai 10, Michaïl Bakolas prend sa retraite à Charleroi

Michaïl Bakolas
Michaïl Bakolas - © rtbf.be - Christine Borowiak

Michaïl Bakolas, c'est l'histoire d'un homme qui a toujours aimé le cinéma. Alors qu’il est tout jeune, il fréquente déjà assidument les cinémas carolos avant d’organiser des cinéclubs et s'investir dans sa passion. Jusqu'au moment où, alors qu’il est enseignant au Collège du Sacré-Cœur, on lui demande s’il ne veut pas reprendre la direction du cinéma Le Parc. On est alors en juin 1992 et il ne met pas longtemps à réfléchir avant d’accepter. Mais Michaïl Bakolas reste tout de même dans l’enseignement jusqu’en 2004. Le Parc est le seul cinéma d'art et d'essai de Charleroi. Et sa programmation pointue mettra du temps à séduire: "Pour passer de deux séances par semaine à l’époque à 148 aujourd’hui, ça ne s’est pas fait en un jour: on est passé à six séances puis à dix. Il fallait y aller vraiment tout doucement. Et même comme ça, on a eu des moments difficiles avec des fins d’année et des comptes pas évidents. C’était un parcours !"

Au fil des années, Michaïl Bakolas pense que le cinéma qu’il défend doit obtenir plus de place face aux grosses entreprises commerciales qui quittent le centre-ville carolo. Et, après le départ des cinémas Trianon (dans le passage de la Bourse) et du complexe Marignan-Vauban (boulevard Tirou), il se bat pour que le ciné Le Parc se développe à la rue de Montigny. La salle est notamment totalement rénovée dans les années 2000. L’établissement accueille aussi de nombreux festivals et devient vite un peu exigu pour toutes ces manifestations.

 

 

Arrive alors le projet de Quai 10, construit dans l’ancien bâtiment de la Banque Nationale quai de Sambre. Après bien des péripéties, le lieu ouvre ses portes fin janvier 2017 avec ses quatre salles de cinéma dernier cri. Ici aussi, le public est au rendez-vous et le pari de ramener les gens en centre-ville semble gagné à deux pas du complexe commercial Rive Gauche et de la gare de Charleroi-Sud.

Aujourd'hui, Michaïl Bakolas quitte ses fonctions. Un choix, pas une obligation dit-il: "Ne croyez-vous pas que c’est un bon moment? Moi je pense que c’est bien de quitter quand on est vraiment sur le dessus de la vague."

Gageons toutefois qu’il ne sera pas rare de rencontrer à nouveau le cinéphile dans les environs du Parc ou du Quai 10… mais en spectateur cette fois!

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