Antoing: Fouad a sauvé un enfant de la noyade

Fouad Alami est descendu dans la citerne d'où il a pu extirper le jeune garçon
Fouad Alami est descendu dans la citerne d'où il a pu extirper le jeune garçon - © Laurent Dupuis

Un Tournaisien de 39 ans a sauvé la vie d'un garçon de 4 ans.  L'homme s'appelle Fouad Alami, il n' a pas fait la publicité de son geste mais l'histoire s'est glissée sur la toile.

Les faits se passent ce dimanche. Fouad, son épouse et leur fille arrivent vers 12h30 à une fête dans l’entité d’Antoing. C’était à la fois une fête d’anniversaire et une pendaison de crémaillère.

“Ma fille de 4 ans croise un garçon de son âge qu’elle connait et elle veut jouer avec lui. Il y a là un endroit prévu pour les enfants, somme toute sécurisé, avec un château gonflable. Il y a aussi des enfants plus grands, de 10 à 15 ans".

Alors que Fouad et son épouse visitent les lieux, une demoiselle amène leur fille en pleurs. “Elle me dit que son ami est tombé, qu’il est dans l’eau. Elle est paniquée et je demande alors aux propriétaires s’il y a un étang et tout le monde court vers cet étang. Je suis resté avec ma fille dans mes bras. Je lui demande ce qu’il s’est exactement passé et elle me dit qu’il est tombé dans le trou en montrant le sol avec sa petite main. Je vois alors la plaque en béton de la citerne à la verticale”.

Fouad court vers cette citerne, passant à travers les câbles électriques pour les chevaux, et crie que le garçon est tombé dans la citerne.

Face à cette situation tétanisante, Fouad descend dans la citerne. “À la surface, je ne vois rien flotter mais je plonge et je finis par voir une tache orange. Et je me souviens que le garçon portait un t-shirt orange. Je suis alors parvenu à l’attraper et je remarque qu'il est inanimé, qu'il ne respire plus. Que son visage est blanc et mauve...”.

Une tante de l’enfant et d’autres extirpent rapidement l’enfant de la citerne. Fouad les suit et commence un massage cardiaque. “Puis, une infirmière à la retraite présente lors de cette journée arrive et elle fait le massage cardiaque. Elle appuye sur le corps de l’enfant à différents endroits et c'est efficace: le garçon finit par cracher de l’eau”.

Les parents de l’enfant le prennent dans ses bras. Les ambulanciers arrivent rapidement, avec une couverture et tout le nécessaire. “Ils se sont bien occupés du garçon et ils sont allés voir ma fille pour la féciliter, pour la rassurer. Ils lui ont même offert un gant en plastique qu’ils ont gonflé et décoré”.

Le garçon va bien maintenant. Il est venu chez Fouad ce mercredi. Il a joué avec sa fille. Cette histoire, c’est du passé.

“C’était un incroyable concours de circonstances qui fait que cela soit arrivé, et que l’enfant soit toujours en vie. Il y a eu aussi la présence d’esprit de ma fille, ma petite choupette, la demoiselle qui me l’a amenée aussi, la tante du garçon, la présence d’une ancienne infirmière... Cette chaîne de faits et de personnes a permis à ce garçon d’être toujours en vie. Après, cela ne sert à rien de réflechir à ce qu’il s’est exactement passé. Tout le monde a marché sur cette épaisse plaque en béton. C’est incompréhensible qu’elle ait pu se retourner. Il n’y a pas de coupable. Ce n’est la faute de personne. C’est juste un fait de vie qui se termine bien heureusement”.

“J’ai compris la valeur de la vie. La vie est si fragile, elle tient à si peu de choses”, glisse encore Fouad.

Son acte de bravoure sera mis à l'honneur le 7 novembre prochain par la société royale philanthropique des médaillés et décorés de Belgique.

 

 

 

 

 

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