Amiante: nouvelle plainte contre le centre d'enfouissement technique de Monceau-sur-Sambre

Les riverains du centre d'enfouissement technique de Monceau-sur-Sambre ont déposé une nouvelle plainte au parquet de Charleroi.
Les riverains du centre d'enfouissement technique de Monceau-sur-Sambre ont déposé une nouvelle plainte au parquet de Charleroi. - © RTBF

Les riverains du CET, le centre d'enfouissement technique de Monceau-sur-Sambre, ont déposé une nouvelle plainte au parquet de Charleroi. Avec leur association, ils ont réalisé de nouvelles photos qui, selon eux, montrent que les sacs, les "big bags", qui contiennent de l'amiante, ne sont pas manipulés avec toute les précautions nécessaires. Un sujet qui s'est invité au conseil communal de Charleroi lundi soir.

Écolo et le cdH ont relayé les nouvelles inquiétudes des riverains qui se battent contre ce CET depuis des années, dénonçant (photos à l'appui) le traitement et le conditionnement de ces sacs d'amiante.

"Chaque fois qu’on émet des conditions pour protéger les riverains contre les dangers de l’amiante, on se rend compte qu’elles ne sont pas respectées par l’exploitant, déclare Xavier Desgain, conseiller communal Écolo. A un moment, il faut arrêter le jeu ! Aujourd’hui, le risque est que le CET est quasiment la seule décharge encore en activité en Wallonie. Résultat: on y ramène toutes les crasses (…) Oui, les contrôles ne montrent rien mais lorsque les riverains parviennent à prendre des photos, on constate que les "big bags" contenant des plaques d’amiante sont déchirés!"

Et c'est là tout le problème : les analyses, elles, ne montrent rien de particulier. Pourtant, depuis 2008, l'exploitant du site est tenu de faire réaliser des analyses tous les mois ou tous les trois mois par des laboratoires indépendants (qualité de l'air, stabilité du sol). Il y a aussi chaque année des audits environnementaux, des inspections de la police de l'environnement.

Tous ces rapports sont transmis à la Ville et à la Région wallonne. Et jusqu'à présent, rien d'anormal n’a été constaté.

On verra si l'enquête du parquet de Charleroi aboutit à autre chose. Quant à l'avenir du site, l'exploitant avait demandé un permis pour doubler la capacité d'exploitation. Permis refusé par le ministre Di Antonio (cdH).

La société a introduit un recours devant le Conseil d’État qui ne s'est pas encore prononcé.

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir