Accident mortel sur un chantier à Hyon: "la sécurité n'était pas assurée"

Prochaine audience : le 16 février prochain, avec les répliques des parties civiles.
Prochaine audience : le 16 février prochain, avec les répliques des parties civiles. - © Flickr - dctim1

Coup de sort du destin, la faute à pas de chance ou alors homicide involontaire par défaut de prévoyance ? Les débats autour de la mort de deux jeunes ouvriers sur un chantier à Hyon en avril 2011 se sont poursuivis mardi devant le tribunal correctionnel de Mons.

Pour l'auditorat du Travail, il n’y a pas de doute possible : la sécurité n'était pas assurée sur le chantier. Et l'ensemble des prévenus, personnes physiques comme personnes morales, doivent être condamnés.

Défaut de sécurité du terrassement, pas de talutage adéquat, rien de prévu non plus pour éviter les éboulements... Ajoutez à cela des pluies abondantes qui auraient dû interrompre les travaux. Pour l'auditeur du Travail, c'est clair : ce chantier échappait à toute règle élémentaire de sécurité. Et ces multiples manquements ont directement conduit à la mort de Julien Peyre et Cédric Maton.

Le 28 avril 2011, les deux jeunes ouvriers meurent ensevelis sous des tonnes de terre. Près de 5 ans plus tard, le ministère public réclame aujourd'hui la condamnation de l'ensemble des prévenus. Et des peines de prison avec sursis.

Viennent ensuite les plaidoiries de la défense, dont celle des avocats des sociétés Gobert et Matzucato qui œuvraient sur le chantier. Et là, changement complet d'interprétation : les normes de sécurité ont été respectées et les deux ouvriers ne travaillaient pas au moment où l'éboulement s'est produit.

Dans la salle d'audience, le père de l'une des deux victimes ne peut contenir sa colère et quitte les débats avec fracas.

Prochaine audience : le 16 février prochain, avec les répliques des parties civiles.