Abus sexuels sur ses trois petits-enfants: trois ans avec sursis pour un habitant de Rance

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné un habitant de Rance (Sivry-Rance) à trois ans de prison avec sursis probatoire, ce mercredi. Les deux filles du prévenu, âgé de 66 ans, affirment avoir subi des attouchements durant leur enfance et ont déposé plainte pour des abus sexuels commis à l'égard de leurs propres enfants. Le sexagénaire, lui, a toujours évoqué un complot familial.

C'est en 2009 que les deux filles de Bernard L. se sont rendues à la police pour déposer plainte contre leur père. Elles ont également déclaré que ce dernier avait abusé de trois de ses petits-enfants. Ceux-ci ont pris part à une audition vidéofilmée et ont effectivement révélé des abus sexuels.

Selon le parquet, les mineurs sont restés constants dans leurs déclarations et ont adopté des comportements différents lors des auditions, l'un étant prolixe, l'autre en colère et la dernière mutique. "Ils n'en rajoutent pas et n'ont aucune raison d'accuser leur grand-père de tels faits", a précisé le ministère public tout en signalant que des documents pédopornographiques avaient été découverts sur les deux ordinateurs du prévenu.

Au terme de son réquisitoire, la substitut a requis cinq ans de prison, avec un sursis probatoire vu la longueur de la procédure.

Me Mayence, conseil du prévenu, a pour sa part estimé que l'écoulement du temps avait eu une incidence sur la recherche de la preuve. "L'expertise de crédibilité des enfants se fait trois ans après le dévoilement. Ils ont eu le temps d'entendre tous les jours cette histoire qui n'est soulevée que par une partie de la famille, dans le contexte du divorce de mon client avec son épouse. Bizarrement, les téléchargements de documents pédopornographiques ne surviennent que durant cette procédure. Et on constate en outre que lorsque l'ex-beau-fils du prévenu lui a soustrait son ordinateur pour le livrer à la police, des photos ont encore été chargées alors que Bernard L. ne l'avait plus en sa possession."

Ce mardi, le tribunal a toutefois écarté la thèse du prévenu et l'a reconnu coupable des faits de moeurs à l'égard des trois enfants. Bernard L. a donc écopé de 3 ans de prison avec un sursis probatoire.

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