A Péruwelz, une maison de repos crée une "câlinerie"

Cette câlinerie a été créée par une artiste de Bernissart.
Cette câlinerie a été créée par une artiste de Bernissart. - © Denis Vanderbrugge

Se serrer dans les bras, cela fait trois mois que ce n'est plus possible, pour les résidents de maisons de repos et leurs proches. Mais pas partout. A Péruwelz, depuis la mi-juin, la maison de repos "Le Jardin de Picardie" a créé une câlinerie. Il s'agit d'un dispositif avec une bâche en plastique, qui permet aux proches de se serrer et s'embrasser sans prendre le risque de transmettre le virus.

Grâce à ce dispositif, Lilly, l'une des résidente a pu retrouver sa fille Claire pour un câlin à travers le plastique: "Depuis le 8 mars, on ne s'est pas touchées. On se parle tous les jours, mais on ne se touche pas, admet Claire. Et c'est les larmes aux yeux que la maman et la fille s'approchent l'une de l'autre pour un câlin en toute sécurité.  "C'est extraordinaire! Poursuit Claire. Pour eux, le contact physique, c'est important. Mais c'est leur santé avant tout. Ils sont quand même fragiles, vu leur âge et sans ça, ce serait impossible. C'est magnifique".


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Pour la directrice de la maison de repos, Marie-Christine Desoer, il s'agit même d'une nécessité: "Pour nous l'affectif est vital", assure-t-elle. "Et cela, pour la survie des résidents. On en est à ça. On ne peut pas vivre sans toucher".

Une impression que confirme Lilly, qui n'avait plus étreint sa fille depuis de trop nombreuses et trop longues semaines: "C'est énormément d'émotion! J'ai le coeur tout chaud, confie-t-elle. C'est une bonne invention, je suis contente". Un bonheur simple de se serrer dans les bras qu'ont enfin retrouvé les 37 résidents de la maison de repos. Un dispositif qui pourrait se généraliser: d'autres maisons de repos ont également choisi d'installer une câlinerie.

Sujet du JT du 28/06/2020 - Maisons de repos: l'importance de renouer les contacts