A Mons, les syndicats ciblent aussi des complexes commerciaux et certaines enseignes

Les syndicats présents devant la multinationale IKEA mais les clients pouvaient entrer
2 images
Les syndicats présents devant la multinationale IKEA mais les clients pouvaient entrer - © RTBF

C'est devenu un des lieux de rassemblement des syndicats lors de grèves liées au pouvoir d'achat notamment: le complexe commercial des Grands Prés à Mons. Une présence syndicale mais pas de blocage total malgré la fermeture de l'hypermarché Carrefour situé  l'intérieur du complexe et du magasin Proximus. En face de l'enseigne IKEA, les militants Setca et CNE mènent une action de sensibilisation en distribuant des pralines. Pour Céline Honorez, travailleuse syndiquée, "l'idée, c'est de faire passer aussi un message auprès des patrons et des employeurs sur le salaire minimum car énormément de gens ne peuvent plus régler leurs factures. Il faut faire un choix : payer son énergie ou aller chez le médecin avec ses enfants. Des patrons ont été sensibles à ce qu'on a pu leur raconter. On sait qu'il y a eu des mouvements récents qui ont dégénéré mais notre volonté n'est pas de tout bloquer et d'empêcher l'ouverture des magasins, c'est de se dire: réfléchissons ensemble pour que demain soit meilleur." 

   

Les clients (dont certains sont en grève aussi...) se montrent assez compréhensifs: "je les comprends et les soutiens sur le problème des pensions, nous nous sentons concernés aussi par le pouvoir d'achat, le coût de la vie est à l'opposé des augmentations de salaires ridicules qu'on obtient. Si on ne fait rien, c'est qu'on est d'accord. Il y en a qui râlent mais pour moi, c'est une bonne chose "  D'autres se montrent beaucoup plus pessimistes: "cela ne sert à rien, tout est décidé. Ceux que je soutiens, ce sont les gilets jaunes." Dans leur grande majorité, les clients partagent les revendications des syndicats sur l'indexation des salaires notamment, "moi je travaille déjà plus, il y a un moment où il faut arrêter." A Tournai, c'est le complexe des Bastions qui a été la cible des syndicats.                  

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK