À Loverval, il y a un bus des TEC dont on ne peut que descendre ou monter

Une situation plutôt surréaliste est actuellement relevée sur la ligne de bus 451 entre Couvin et Charleroi. Suite à des problèmes de retards à répétition, les TEC ont décidé d’interdire l’embarquement à certains arrêts où les passagers peuvent néanmoins descendre. Et, inversement, dans l'autre sens.

C’est notamment le cas devant l’Institut Notre-Dame de Loverval. Et cela pose des problèmes de sécurité pour les élèves qui doivent désormais marcher plus d’un kilomètre le long de la nationale 5 pour pouvoir embarquer.

Dans l’autre sens, en direction de la gare de Charleroi, c’est l’inverse : personne ne monte à bord du bus dont il est possible, par contre, de descendre.

Cette situation est absurde et surréaliste pour le directeur de l’Institut Notre-Dame, Philippe Draguet, qui la conteste : "Nos élèves sont vraiment placés dans une situation de danger".

"Ça peut paraître absurde, mais..."

Mais, pour les TEC, il fallait prendre ces mesures suite à des problèmes de retard constatés sur la ligne. Nora Sli, la porte-parole des TEC, rappelle aussi que les élèves peuvent toujours emprunter la ligne 19 dont l'itinéraire est assez semblable.

"Il faut savoir que c’est une ligne qui, depuis plusieurs mois, accumule pas mal de retard dans les deux sens de circulation et qui empêche les gens d’avoir leur correspondance train en gare de Charleroi-Sud d’une part ou d’arriver à l’heure à leur domicile le soir d’autre part, commente-t-elle. Ça peut paraître absurde, mais il faut savoir qu’il y a une offre qui existe en centre-ville donc on ne laisse pas les gens. Il y a des possibilités qui permettent d’arriver et de débarquer vraiment devant l’école."

À l’Institut Notre-Dame, cette explication ne convainc pas. Les horaires du bus 19 n'arrangent pas tous les élèves et certains continueront de prendre le 451 quitte à marcher le long de la nationale 5. Le directeur de l’établissement scolaire a ainsi décidé de saisir le ministre wallon des Transports Carolo Di Antonio (cdH).

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