A la recherche d'anciens lieux industriels, Nicolas Elias les photographie avec passion

Tour de refroidissement d'une centrale électrique à Monceau sur Sambre
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Tour de refroidissement d'une centrale électrique à Monceau sur Sambre - © Nicolas Elias

Ils sont quelques-uns à avoir la nostalgie des vieilles usines qui les amène à photographier les fleurons industriels abandonnés. Quelquefois sans autorisation et au péril de leur vie, quelquefois sur invitation avec l'encadrement des propriétaires du lieu. Originaire de Marchienne-au-Pont (Charleroi), Nicolas Elias est photographe et, aussi, l'un de ces chasseurs d’images qui appartiennent à un autre temps. Il nous parle de la rareté des lieux à photographier: "C’est vraiment la grosse mode de l’exploration urbaine. Surtout en Belgique qui est fort réputée pour ça. C’est très difficile de trouver des lieux qui sont vraiment préservés. Et c’est de pire en pire. Beaucoup de jeunes visitent ça sans recherche de sauvegarde du lieu et c’est un petit peu dommage. On a énormément de destructions, de problèmes avec les propriétaires à cause de cette génération-là. Ce n’est pas une bonne chose malheureusement mais c’est un courant qui est fort à la mode."

Intéressant et ludique

La démarche de Nicolas Elias est aussi très nette: "Chaque photo est là pour montrer quelque chose d’intéressant et de ludique. On va vraiment montrer un détail sur une pièce ou tel ou tel détail sur une machine pour vraiment montrer toutes les fonctionnalités possibles de cette machine. Le fonctionnement de ces machines, c’est quelque chose qui s’appréhende assez difficilement. Ce sont des machines qui ont parfois plus d’un siècle. C’est vraiment de la recherche à la base. Je trouve ça très intéressant de savoir comment telle ou telle machine fonctionnait il y a de ça 50 ou 100 ans. C’est vraiment digne d’intérêt alors qu’actuellement tout est plutôt aseptisé et que les machines n’ont plus aucune esthétique. Tout est vraiment fonctionnel mais sans recherche d’esthétisme et c’est ça qui est un peu dommage."

Les photos de Nicolas Elias et ses anciennes machines à l’esthétique surprenante peuvent être vues sur son site web.

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