Un comité de soutien aux militants anti-nucléaire en correctionnelle pour effraction au Shape

Cinq des sept prévenus avant leur entrée au Palais de Justice de Mons
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Cinq des sept prévenus avant leur entrée au Palais de Justice de Mons - © Joëlle Meert

Une cinquantaine de militants étaient présents ce lundi matin devant le tribunal Correctionnel de Mons pour apporter leur soutien aux sept activistes accusés d'être entrés sur la base du Shape et d'en avoir diffusé un film et des photos sur Youtube. Les sept prévenus reconnaissent les faits mais veulent être jugés pour la portée politique de leur geste.

En février 2012, les militants ont pénétré par effraction au Shape, le quartier général militaire de l'OTAN, à Maisières (près de Mons).

"Ils ont mis des barbelés. C’est qu’il y a des choses à cacher à l’intérieur", pouvait-on entendre dans l’un des commentaires de la vidéo diffusée sur Youtube.

Par cette action, les militants voulaient dénoncer la présence d'une vingtaine de bombes nucléaires américaines sur le territoire belge.

Jérôme Peraya est l'un des sept activistes renvoyés aujourd'hui devant la justice. "Nous nous sommes introduits. Nous avons pris des images, des vidéos et nous sommes ressortis sans aucun souci. Je tiens à préciser que nous sommes rentrés et sortis sans aucune détérioration. Une fois rentrés, nous avons diffusé ces images, notamment sur Youtube et c’est, en partie, ce qui nous est reproché aujourd’hui."

Outre la violation de propriété privée, la diffusion de données militaires est un délit passible de 5 ans de prison.

Reste à savoir si la justice va aussi accepter d'examiner la dimension politique de ce dossier : celle de citoyens qui s'opposent à une Belgique ne respectant pas ses engagements internationaux sur le désarmement nucléaire.

"Nous l’avons fait pour des raisons politiques. On tient à être jugé pour la portée politique de notre geste et non uniquement pour les faits qui ont été commis. Et donc, nous allons demander à ce que le juge se déclare incompétent, pour pouvoir aller aux Assises."

 

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