1er mai: qui peut vendre du muguet ?

Comme chaque 1er mai, c'est la star de la journée : le brin de muguet. Pour les fleuristes, la vente du muguet constitue l'une des meilleures journées de l'année après la fête des mères et Noël. Une bonne journée dont veulent profiter les vendeurs ambulants en bord des routes. Mais qui est légalement autorisé à vendre du muguet ?

Marie-Christine Wilmotte est fleuriste à Mons. Cette année, elle et ses trois employés s'affairent à finaliser les dernières commandes de muguet. Le 1er mai est l'une des plus grosses journées de l'année. Pourtant, la fleuriste voit d'un très mauvais œil la concurrence des vendeurs sauvages. "On n'est pas content. On paye pas mal de taxes, de cotisations, la main d'oeuvre. Eux, ils n'ont qu'à acheter le produit. "

Une protestation soutenue par la Fédération Royale des fleuristes belges. On a envoyé un courrier à tous nos membres ", explique Marijke Walbers, directrice de l'URBF. " Nous demandons aux administrations communales des contrôles pour tous les vendeurs sauvages. C’est important qu’un jour comme le premier mai, les fleuristes réalisent un bon chiffre d’affaire. "

Les particuliers achètent des brins de muguet en masse. Cela est devenu monnaie courante. Certains grossistes du Hainaut avouent vendre plus de 80% de leur stock à des particuliers. " L'an passé, j'ai vendu plus de 4500 bouquets à des particuliers ", raconte une grossiste de la région montoise. " Nous ne vendons qu'à ceux qui ont une autorisation communale." 

Que dit la loi ?

Selon l'article 5 de la loi du 25 juin 1993, seules les ventes occasionnelles sans but commercial sont dispensées de respecter les dispositions prévues par la loi. En clair, les vendeurs ambulants voulant faire commerce doivent être enregistrés auprès de la Banque Carrefour des Entreprises et être inscrits au sein d'une caisse d'assurance sociale. Toutefois, le terme "occasionnelle" reste flou pour l'Union des Classes Moyennes (UCM). 

Pour l'INASTI, l'Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants, la vente occasionnelle rassemble tout ce qui ne s'inscrit pas dans la durée et dans l'intention d'en tirer un profit. " Si vous cueillez du muguet dans votre jardin, vous pouvez le vendre ", explique Luc Renaud, responsable du service observation à l'INASTI. " Acheter en gros auprès d'un grossiste relève déjà d'une attitude commerciale."

La police montoise contrôlera 

La police de la zone Mons/Quévy avertit: il y aura des contrôles ce 1er mai. " Il est clair que le cœur de nos effectifs ne sera pas dédié au contrôle des vendeurs ambulants ", soutient le commissaire Philippe Borza. " Néanmoins, nous allons effectuer une série de contrôles avec la possibilité de verbaliser ou de saisir la marchandise." La police rappelle que la vente occasionnelle n'exclut en rien l'obligation d'obtenir de l'administration communale l'autorisation pour vendre sur la voie publique. 

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