Dinant-Philippeville: problème de limitation des prestations des pompiers volontaires

Les pompiers qui dépassent le quota des 24 heures par semaine doivent lever le pied (illustration).
Les pompiers qui dépassent le quota des 24 heures par semaine doivent lever le pied (illustration). - © Belga

Le responsable de la zone de secours Dinaphi réagit à une règle qui limite le temps de travail des pompiers volontaires : 24 h maximum par semaine, dit la loi. C’est trop peu. Du coup, il manque des effectifs dans les casernes.

Car les pompiers qui dépassent le quota des 24 heures par semaine doivent lever le pied. Depuis début janvier, ils sont une cinquantaine dans ce cas, soit 10% du nombre total de pompiers volontaires. Ce sont généralement les hommes les plus disponibles et les plus motivés, ceux qui passent le plus de temps en caserne. Il faut donc réorganiser le travail sans eux. Et parfois, ça coince.

Le commandant de la zone citait comme exemple les ambulances de Cerfontaine qui sont indisponibles pour l’instant, car il n’y plus personne pour les piloter.

Comment résoudre ce problème ?

Pour le commandant de la zone, la solution la plus évidente serait d’engager. Si on limite le nombre d’heures prestées par les pompiers volontaires, il suffirait d’augmenter le nombre de pompiers volontaires. Mais cela coûte de l’argent, en équipement et en formation.

La présidente du conseil de zone est favorable à cette solution mais elle refuse d’avancer à l’aveugle. Pour elle, il faut d’abord définir les besoins de chaque caserne, en homme et en matériel, sur base d’une analyse de risque. C’est le commandant qui doit s’en charger. Mais ce rapport se fait attendre depuis des mois.

Pour la présidente, il faut aussi réduire le nombre de prestations prévisibles des pompiers volontaires comme les formations ou les tâches administratives qui rognent sur le quota des 24 heures par semaine, et qui ont entraîné l’an dernier un colossal dérapage budgétaire (quasiment 2 millions d’euros).

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