Un timbre où se mêlent lions flamands et drapeaux catalans interdit par bpost

Un timbre jugé trop "politique" pour être imprimé ? Le projet a ici été barré ici par le VVB après le refus de bpost.
Un timbre jugé trop "politique" pour être imprimé ? Le projet a ici été barré ici par le VVB après le refus de bpost. - © VVB

Depuis plus de dix ans, le Vlaamse Volksbeweging (VVB, "Mouvement populaire flamand" en français), fait imprimer ses propres timbres chez bpost. Des timbres personnalisés qui permettent à l'association nationaliste flamande de ne pas affranchir ses courriers d'une vignette représentant le roi Philippe, lequel serait plutôt malvenu pour un groupe qui, comme les extrémistes flamands du TAK dont il est proche, souhaite l'indépendance de la Flandre.

Mais cette année, ça coince, explique le site Daar Daar relayant un article de Doorbraak, un pure player flamand proche du VVB. Le 23 novembre, le projet de timbre est tout d'abord approuvé par bpost et payé par le VVB. Mais, deux jours plus tard, bpost revient sur sa décision et indique au groupe flamand que l'impression de ce modèle particulier ne sera pas possible.

Bpost invoque alors "le fait qu’un timbre-poste ne peut, en vertu d’une nouvelle législation, inclure le moindre élément à portée religieuse, politique, philosophique ou ethnique".

Un slogan : "Pour l’indépendance et la coopération"

Sur le projet de timbre en question : la photo d'une foule brandissant des drapeaux flanqués du lion flamand – "qui, sans griffes rouges, n’est en effet pas la version officielle", note Doorbraak – et des drapeaux catalans, le tout accompagné du logo du VVB, et de son slogan "Voor onafhankelijkheid en samenwerking", autrement dit "Pour l’indépendance et la coopération".

"Entreprise publique, bpost est soumise au contrôle administratif d’un ministre de tutelle, à savoir Alexander de Croo (Open VLD) dans le cas présent, par l’entremise d’un commissaire du gouvernement, qui doit 'veiller au respect de la loi, des statuts de la société et du contrat de gestion'", explique le journaliste de Doorbraak, suggérant aux parlementaires nationalistes flamands de "chercher à savoir sur quels critères précis cette entreprise publique a refusé d’imprimer ce timbre-poste".

Avant de noter enfin qu'Inez De Coninck (N-VA) et Barbara Pas (Vlaams Belang) avaient déjà soulevé la question en séance plénière début décembre.

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